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 Victor HUGO (1802-1885) Il était une fois

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MessageSujet: Victor HUGO (1802-1885) Il était une fois   Victor HUGO (1802-1885) Il était une fois Icon_minitimeSam 26 Nov - 17:08

Il était une fois
Un jardin, et j'y vis madame Rosemonde;
L'air était plein d'oiseaux les plus charmants du monde;
Quelle ombre dans les bois!

Il était une fois
Une source, et j'y vins boire avec Rosemonde;
Des naïades passaient, et je voyais sous l'onde
Des perles à leurs doigts.

Il était une fois
Un baiser, qu'en tremblant je pris à Rosemonde.
-Tiens, regarde, ils sont deux, dit une nymphe blonde.
-Non, dit l'autre, ils sont trois.

Il était une fois
Une fleur, qui sortit du coeur de Rosemonde;
C'est mon âme. Et je brûle, et dans la nuit profonde
J'entends chanter des voix.
Schiedam, 3 août 1861.
VII, 23 CHANSONS -III 481
III
Je suis Jean qui guette,
Chanteur et siffleur,
Qui serait poète
S'il n'était voleur,

Et qui serait morne
S'il ne trouvait pas
Au coin de la borne
Ses quatre repas.

J'ai la mine haute
Et le nez en fleur
De la Pentecôte
A la Chandeleur.

Je rôde, je marche;
J'ai pour toit le ciel,
Pour alcôve une arche
Du pont Saint-Michel.

Ah! c'est toi, vieux singe!
Disent les cathos
Qui battent leur linge
Au bord des bateaux,

Drôlesses ingambes,
Et que j'aime à voir
Se laver les jambes
En chantant le soir.

J'ai près d'une belle
Respect et bon ton;
Je lui dis mamselle;
Ça flatte Goton.

Quand j'ai d'aventure
Fait quelque bon coup,
J'en mène en voiture
Quelqu'une à Saint-Cloud.

J'invite à ma 'table,
Pour un fin soupé,
La plus respectable,
Une franche p.

Les sergents de ville,
Valets du plus fort,
Ont l'âme si vile
Qu'ils me font du tort.

Sous la raison basse
Que j'ai pris parfois
Leur bourse qui passe
A d'affreux bourgeois,

On vient, on saccage
Mon lit de roseau,
On me met en cage
Comme un pauvre oiseau.

J'échappe, et m'en tire;
Mais c'est ennuyeux,
Pour moi qui respire
Tout le vent des cieux!

Cela me dérange.
Des fois j'ai logé
Sous le pont-au-change;
J'ai déménagé.

J'ai plus d'une issue.
Ma vie est ainsi
Toute décousue,
Ma culotte aussi.

Ah! les temps sont rudes!
Souvent on a faim,
Les filles sont prudes,
La jeunesse enfin

N'a plus, que c'est bête!
Le moindre oripeau,
Ni joie en la tête,
Ni plume au chapeau.

Je suis, pour tout dire,
Un garçon railleur,
Moins mauvais qu'un pire,
Moins bon qu'un meilleur.

Je ris comme un coffre,
Je bois comme un trou.
Q Satan! je m'offre
A toi pour un sou!

22 avril 1847.
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