PLUME DE POÉSIES
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 Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 180 1858

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James
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James

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Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 180	1858 Empty
MessageSujet: Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 180 1858   Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 180	1858 Icon_minitimeVen 23 Déc - 12:52

F° 180 1858.
Comédie
Balminette, à Denarius
Bon. Voilà que tu fais des mines au miroir.
Es-tu coquet? Des yeux, des airs, des plis[?], des bouches,
Ah! mon Dieu!

Les tours avaient des trous où les bises aiguës
Sifflaient en agitant les ronces; des ciguës,
Exhalant une odeur horrible de souris,
Fleurissaient sur ce tas de vieux créneaux pourris,
Et des arbres, faisant des lestes d'automates,
Se dressant à travers le toit des casemates,
Frissonnaient au-dessus du
F. 181 146/157. 1856? Cf. Romancero du Cid.
Paroles du chevalier au roi
Sans que rien m'en puisse distraire,
Je suis loyal, j'en fais serment;
Et quiconque dit le contraire
S'il est dieu, rit, s'il est roi, ment:

84 141/51. 1857-58. Océan, 137.
Aile-Courte raillait un jour Basse-sur-pattes,
Et lui disait : - Toujours, ma chère, vous rampâtes.
L'autre reprit : - Et vous, toujours vous voletez.
Vous allez bourdonnant sans but de tous côtés.
La pensée est fort belle alors qu'elle nous hausse;
Mais tout ou rien; et nulle, elle vaut mieux que fausse;
Vivre à moitié chemin est un fort piteux lot;
Bonsoir; je suis la bête et vous êtes le sot.
F° 185 256/20. Vers 1859.
Alors...
Devant l'avènement d'une race meilleure
La guerre vieillissant trouvera qu'il est l'heure
De quitter son vieux champ de bataille éternel.
quand
on verra sur la terre
Commencer la déroute immense de la guerre.

Quand, ainsi que des rêves,
On verra dans la nuit s'évanouir les glaives.

La guerre morte ayant enfin ployé son aile.
1852-1870 1007
Quand, rentrée au tombeau,
La guerre aura suivi la mort, sa soeur jumelle.
Fo 186 146/310. Été 1858.
Les terres antipodiques - australes -
Sombres plages!
Là tout est gouffre, écueil, escarpement, récif;
La sauvage Wahine 21 à l'oeil vague et lascif
Nue et les pieds mouillés par la lame en furie,
Y rôde, ayant au cou toute une orfèvrerie.
De jade vert, de nacre et de dents de requins,
Et les bruns mahouris aux fauves brodequins
S'y dressent, l'arc au poing, coiffé de longues plumes
D'oiseaux de mer encor tout humides de brumes.
Fo 189 146/256. 1858.
... Ah! misérable gueux sans ciel et sans patrie!
Mort, on te jettera nu dans quelque voirie
Sans qu'on trouve quelqu'un qui veuille t'enterrer;
Tous les oiseaux du ciel viendront te dévorer;
L'aigle y viendra pour voir comment est fait un lâche...
Fo 190 69/20. 1851-52.
bientôt
On entendra monter le flot, tomber la pluie,
Et la foudre éclater sur la vague éblouie,
Et les vents effarés souffler dans leurs clairons;
Et l'heure formidable approche où nous verrons
Apparaître - adieu, roi, prêtre, soldat et juge!
Le genre humain dans l'arche et Dieu dans le déluge.
Fo 191 148/129. 1858?
Conseil des X. Les 10 doigts de la mort

Carrés, et tout piqués de trous noirs par le temps,
De grands cubes de grès roulent dans cette eau sombre,
De sorte qu'il a l'air, ce dur torrent de l'ombre,
De jouer dans l'écume aux dés avec la nuit.
Fo 192 Vers 1850.
Ah çà, j'espère bien que vous ne viendrez plus
Si-quelque événement vous chasse en son reflux,
Nous parler
de liberté, de conscience, de droit, etc.


Et qu'après avoir fait
en arbitraire et tyrannie
Le jour où par hasard vous eûtes la puissance
Tout ce que vous aviez à d'autres reproché,
Renonçant désormais aux grands airs de tribuns,
Aux indignations, aux fiers courroux, aux blâmes,
Vous aurez la pudeur d'être en silence infâmes.
F° 196 69/232. 1858?
... C'est bien. Hurlez, sifflez, grondez, mordez, méchants!
Moi j'aime et Dieu m'inspire, et je retourne aux champs
Où mai répand ses fleurs et vide ses corbeilles
Sur le flanc des ravins remplis de trous d'abeilles.

97 147/516. 1856-57.
Le paquebot s'enfuit, laissant deux traces vaines,
Son sillage dans l'onde et sa vapeur dans l'air.
Son sillage à l'abîme et sa fumée au ciel.
Qui tremblent dans l'azur des deux gouffres mouvants;
Son sillage est aux flots, sa fumée est aux vents.

98 149/216. 1856?
Astronomie. Astrologie. Satan raille.
... Maintenant au lieu d'Endymion, Phoebé
Fascine' l'astronome au teint hâve et plombé,
Et de ses.regards, bleus et fixes amadoue
Le vieux Pilgram à Vienne et Toalde à Padoue 22,
Tandis que son croissant aux deux angles pointus
Porte sur l'un Varron et sur l'autre Aratus.
F° 199 66/6. Fin de l'exil?
Cependant l'horizon blanchit, et dans les champs,
Le pâtre réveillé sous le chaume, son Louvre,
Secoue à l'air la peau de mouton qui le couvre,
Et jette, par-dessus les bois, les pins, les. eaux,
Des brins de laine au vent pour le nid des oiseaux.

Oh! si de pareils faits pouvaient être impunis
Si l'équité d'en haut ne demandait pas compte
A l'infâme justice humaine de sa honte,
S'il fallait vivre avec cette blessure au coeur :
L'innocence proscrite et le crime vainqueur,
L'homme, espèce dé larve immonde et résignée;
Finirait par sentir la nature indignée,
-1852-1870 1009
Nul n'oserait. aller rêver aux solitudes
Le songeur tremblerait d'entendre au fond des bois
Des colères mêler confusément leurs voix,
Et de voir, car le ciel s'émeut de nos désastres,
Des diminutions de clarté dans les astres.
ailleurs :
crois-tu que le songeur
Verra se lever l'aube avec plus de rougeur?
144/306. Avril 1870.
Vous me dites :
Nous repassons' toujours par le même

chemin.
Hier derrière' nous recompose demain.
Tout est le même cercle autour du même centre.
Ce qu'on nomme avenir, c'est du passé qui rentre.
- Oui, pour Dieu. Non, pour l'homme. Et je réponds :...
147/330. 1858?
... Et pendant que les sphinx accroupis devant Thèbe,
Contemplant les palais monstrueux de l'Erèbe,
. Seuils que nul n'a franchis,,
Fixent leur oeil profond sur les frontons des ombres,
Un fellah turc bâtit entre leurs pattes sombres
Sa hutte de torchis. .

02 147/159. 1854?
L'immense Orphée émeut la Grèce;
A son passage radieux
La terre géante se dresse
Et combat les éléments dieux.
92/103. 1858-59?
... Tout ces chevaux avaient une étoile au frontail,
Tous se ruaient avec dés cris d'épouvantail,
Tous, farouches, laissaient derrière eux des traînées
De générations comme l'herbe inclinées,
Et de peuples jonchant la terre sous leurs pas.
Ces chevaux se nommaient Guerre, Gloire, Trépas...
Fo 204 256/144. 1858-59.
Vivons, chantons, oublions,

Passons de l'extase à l'ivresse;
Fe 200
Fo 201
F° 203


Que le changement d'allégresse
Soit notre souci gracieux.
Rions, pendant que sur nos têtes
Les vastes ondes des tempêtes
Envahissent les sombres cieux.
F. 207 143/22. 1856-58? Océan, 14.
La foule
C'est une obscurité, c'est une immensité,
Un grand flot d'où s'élève une rumeur de gloire,
C'est une mer sans fond, sans bord; mais, dans l'histoire
Que la foudre illumine à ses fauves éclats,
Aussi loin que les yeux peuvent s'étendre, hélas!
Partout le penseur voit, dans la brume profonde,
Surgir des.archipels d'échafauds sur cette onde.
F° 210 146/91. 1858-59. Océan, 58.
Les Écréaux 2J. Écueil.
Soudain - qu'est-ce que c'est? Le temps change. Frisson.
Quelque chose d'obscur grandit sur l'horizon,
Les immenses flots noirs font une rumeur d'âmes,
Le vent saute, l'écume éclate au bout des lames,
Et, brusquement, voilà la mer comme un chaos.

Est-ce que quelqu'un sait le pourquoi des fléaux?
A de certains instants dont le mystère échappe
Même à ceux que la peine inexorable frappe,
Tout à coup, de la part de l'Inconnu profond,
La tempête vient voir ce que les hommes font,
Et s'élance, et sitôt que dans le double abîme,
Sur la mer monstrueuse et dans le ciel sublime,
Laissant choir de ses plis le tonnerre vivant,
Ruisselante d'éclairs, toute pleine de vent,
Long suaire de flamme et d'eau, s'est déployée
La robe de cette âpre et sinistre envoyée,
C'est fini; tous les fronts se courbent sur l'horreur;
L'épi frémit, le flot.hurle, le laboureur
Tremble pour sa moisson, le marin pour sa vie;
L'air fuit, de l'ouragan la rafale est suivie;
Et l'ombre croît- avec un bruit prodigieux.
Mettez-vous à genoux, priez, fermez les yeux,
Dieu passe.

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Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 180	1858 Sceau110
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