PLUME DE POÉSIES
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 Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRITF°Fo 85 92/22. 1876-78.

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James
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James

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Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRITF°Fo 85	92/22. 1876-78. Empty
MessageSujet: Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRITF°Fo 85 92/22. 1876-78.   Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRITF°Fo 85	92/22. 1876-78. Icon_minitimeVen 23 Déc - 13:03

Fo 85 92/22. 1876-78.
nous
aperçûmes au loin
cette chaîne de sommets
l'honneur, le droit, la vertu;
la vérité,. la justice
hauteurs éternelles
cela nous fit modestes

Nous nous sentîmes nains devant ces majestés,
Et, honteux du faux lustre humain, nous l'obscurcîmes
De l'ombre qui tombait de ces augustes cimes.


Fo 86 164/48. 1875-76?
Les cénobites sont hagards au haut des monts;
Ils écoutent le vol farouche des démons;
Ils regardent la nuit des silhouettes noires
1870-1884 1047
Passer...
... et sur ces faîtes
Le vent furieux tord la barbe des prophètes.
F° 87 7/47. 1875-76.
Comme on voudrait d'Horeb suivre les noirs sentiers
volontiers

Comme on voudrait toucher, ranimer, déranger
Ces doigts glacés, depuis cinq mille ans immobiles
Dans Endor, sur la bouche obscure des sybilles!
Comme on voudrait fouiller et percer jusqu'au fond
La claire-voie étrange et sinistre que font
Au-dessus des songeurs les 'chênes de Dodone!
Oh! comme on a besoin de lafraîcheur que donne
Une espérance, un dogme, une affirmation!
Désaltérer Sysyphe [sic], Encelade, Ixion,
Prométhée, Isaac Laquedem, Pyrrhon; Danté,
Pascal, Byron, le doute amer, là soif ardente,
Et derrière eux,' tous ceux qui pensent

8 126/10. 1875-76.
... nous sommes
Auteurs du saint journal que Dieu, fait pour les hommes,
Qui, sans cesse, partout, toujours, à tout moment,
Récréativement, mélancoliquement...;
Une voix dans la' foule
Ment.
(on rit)

le chien aboie aux astres.
l'ombre insulte les dieux.

finir par enténdre et par voir
- Oh! la profonde angoisse et l'affreux désespoir! -
Tomber un corps, passer une ombre, et de l'abîme
Sortir un Cri» d'amour, mêlé d'horreur sublime!

La rose n'a pas peur du tigre.
F° 89 1876.
Ils disent : la foudre, c'est le cri deicolère de Dieu,
De sorte qu'ils feraient blasphémer le tonnerre!


alors le mage
Regardant de ses yeux fixes le paria,
Le damné, le maudit, le réprouvé, cria :
- Délivrez! Délivrez! Dieu, délivrez ces âmes!
Fo 90 245/50. Cf ci-après fo 177.
Si, parmi ce qui s'ébauche
Près du néant,
Dans l'orgie et la débauche
De Rien, créant,

Dans les antres, dans les roches,
Dans Faune nu,
Dans les sinistres approches
De l'inconnu,

Dans les endroits insondables,
Noirs, redoutés,
Au milieu des formidables
Obscurités,

Parmi les objets sans forme,
Sans fleur,. sans fruit,
Que fait la Nature, énorme
Soeur de la Nuit,

Si tout à coup, en mantille
En blanc corset,
Une belle jeune fille
Apparaissait;

Si je rencontrais des roses
Dans les forêts,
Nymphes! oh! les douces choses
Que je dirais'!
F° 92 92/185. Après le 7 juillet 1876.
Le seigneur à la grosse tête
Vient de sortir de son palais.
Son palais s'ouvre à la tempête
Et n'a ni maîtres ni valets.

Ce palais, c'est l'antre farouche,
Qui n'appartient qu'à des passants.
. Quand le mage vient, il y couche,
Et le lion dit : j'y consens.
1870-1'884 1049
Le matin, la roche est vermeille
Et le lion boit au ruisseau;
Le lion laissé entrer l'abeille,
Le lion laisse entrer l'oiseau.
Bonjour, l'oiseau, bonjour, la mouche.
Que se passe-t-il dans les fleurs?
Fo 95
Fo 97
. 1876.
Des rythmes sont en moi; l'ombre apaise mon coeur
Et le remplit, d'éclairs célestes traversée;
Des strophes font un bruit d'ailes dans ma pensée;
Des voix fêtent la nuit, des voix fêtent le jour;
Une voix dit. :. Sagesse! une voix dit Amour,!
Je pleure' comme. Job, je ris comme Epicure;
Une forêt d'oiseaux >chante en mon âme obscure.
7/148. 1875-76. Océan, 106.
La vérité
C'est de.,tous les orgueils, de toutes.les raisons,
De tous les..pas qu'en sens contraire nous faisons,
De tout l'aveuglement humain, de. la démence;
Du rêve et de l'erreur,, le rendez-vous immense;
C'est le lieu d'arrivée énorme des esprits.
C'est là que le savant dit : Je n'ai rien appris..
C'est là que l'imposteur dit : J'ai menti. Pardonne.

Quand jadis, échappé d'Horeb ou de Dodone,
Le mage parvenait aux lieux mystérieux
Où.l'on ne voit plus rien que la terre et les cieux,
Lui, l'ascète absorbé dans- sa sinistre' étude,
Il s'étonnait, dans l'ombre et dans la solitude,
D'entendre s'approcher des voix de plus en plus.
On lui criait son nom Lucrèce! - Circelus '°!
Pythagore! Thalès! - Tels, sont ces lieux terribles.
Et lui restait pensif devant les invisibles.
Ainsi

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