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 Henri Barbusse

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MessageSujet: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:51

Adrien Gustave Henri Barbusse, né à Asnières-sur-Seine le 17 mai 1873 et mort à Moscou le 30 août 19351, est un écrivain français.



Accés aux poèmes de Henri Barbusse


Dernière édition par documentaliste le Ven 13 Jan - 19:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:51

Biographie

Il est issu d'une famille protestante d'origine cévenole (attestée au xviie siècle) dans un hameau d'Anduze, près d'Alès (un hameau « Les Barbusse » existe encore ; cf. sur ses origines le numéro spécial de la revue Europe, septembre 1974).
Le milieu littéraire le reconnaît très jeune comme l'un des siens, ce suite à sa participation remarquée au concours de poésie de L'Écho de Paris de Catulle Mendès. Son premier recueil de poèmes, Pleureuses, est publié en 1895 (réédité en 1920). Il s'exerce alors professionnellement dans la presse, se tourne vers la prose et publie un premier roman, empreint de décadence et de naturalisme à la fois : L'Enfer, en 1908. En 1914, âgé de 41 ans et malgré des problèmes pulmonaires, il s'engage volontairement dans l'infanterie (malgré ses positions pacifiques d'avant-guerre) et réussi à rejoindre les troupes combattantes en décembre 1914 au 231e régiment d'infanterie avec lequel il participe aux combats en premières lignes jusqu'en 19162. La postérité se souviendra surtout du roman qu'il écrivit sur cette expérience Le Feu, prix Goncourt 1916, récit sur la Première Guerre mondiale dont le réalisme souleva les protestations du public de l'arrière autant que l'enthousiasme de ses camarades de combat. En 1917, il sera cofondateur et premier président de l'Association républicaine des anciens combattants (ARAC)2. Il adhère au Parti communiste français en 1923 et se lie d'amitié avec Lénine et Gorki2. En 1928 il fonde la revue Monde (publié jusqu'en 1935) avec des collaborations mondiales prestigieuses.


Dernière édition par documentaliste le Ven 13 Jan - 18:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:51

Admirateur de la Révolution russe (Le Couteau entre les dents, 1921; Voici ce qu'on a fait de la Géorgie, 1929), il anima le mouvement et la revue Clarté et chercha à définir une « littérature prolétarienne ». Il fut l'un des instigateurs du mouvement pacifiste Amsterdam-Pleyel, dont il devient le président avec Romain Rolland et auquel adhéra notamment Albert Camus, dès la prise du pouvoir d'Hitler en Allemagne. Il fit plusieurs voyages en URSS et écrivit une biographie de Staline (1935). C'est à l'occasion d'un de ces voyages qu'il décède à Moscou le 30 août 1935. Selon Arkadi Vaksberg, il serait mort empoisonné, sur l'ordre de Staline3. Lors de ses funérailles à Paris, la population parisienne lui rendit un dernier hommage particulièrement important2.
Il a été marié à Hélyonne, fille de Augusta Holmès et Catulle Mendès.
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:51

Soutien de l'espéranto
Barbusse n’était pas espérantiste, simplement sympathisant.
En 1922 paraît la brochure de SAT For la Neŭtralismon ! (A bas le Neutralisme), écrite par Eugène Lanti - le fondateur de SAT- pour justifier l’existence du mouvement espérantiste des travailleurs, séparé du mouvement neutre. Sur la page de titre de cette brochure se trouve la citation suivante de Barbusse :
« les espérantistes bourgeois et mondains seront de plus en plus étonnés et terrorisés par tout ce qui peut sortir de ce talisman : un instrument permettant à tous les êtres humains de se comprendre »4
Barbusse fut également Président d'honneur du 1er congrès de SAT qui se tint à Prague en 1921.
Henri Barbusse est enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 96, près du mur des Fédérés).
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:53

Œuvres

Pleureuses (1895, réédité en 1920)
Les suppliants (1903)
L'Enfer (1908)
Nous autres (1914)
Le Feu (Journal d'une escouade) (1916, prix Goncourt)
Carnets de Guerre
Paroles d'un combattant. Articles et discours 1917-1920 (1917)
Clarté (1919)
L'Illusion (1919)
La lueur dans l'abïme (1920)
Quelques coins du cœur (1921)
Le Couteau entre les dents (1921)
Les Enchaînements (1925)



Les Bourreaux (1926)
Jésus (1927)
Les Judas de Jésus ( 1927 )
Manifeste aux Intellectuels (1927)
Faits divers (1928)
Voici ce que l'on a fait de la Géorgie (1929)
Élévation (1930)
Ce qui fut sera (1930)
Russie (1930)
Zola (1932)
Staline. Un monde nouveau vu à travers un homme (1935)
Lénine et sa famille (1936)
Lettres de Henri Barbusse à sa femme 1914 - 1917 (1937)
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:53

Ouvrages sur Barbusse

Jean Relinger, Henri Barbusse écrivain combattant, Presses universitaires de France, 1994, 289 pages.
Philippe Baudorre : Barbusse, Le Pourfendeur de la Grande Guerre, Paris, Flammarion, « Grandes Biographies », 1995.
Jean Sanitas, Paul Markides, Pascal Rabate, Barbusse La passion d'une vie, Valmont, 1996
(de) Müller, Horst F.: Henri Barbusse: 1873-1935; Bio-Bibliographie. Die Werke von und über Barbusse mit besonderer Berücksichtigung der Rezeption in Deutschland. - Weimar, VDG, 2003, (ISBN 978-3-89739-323-3)
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:55

Henri BARBUSSE
à Paris et Aumont-en-Halatte
Le mercredi 13 août 2003.



La villa Sylvie.
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:55

Il part à la guerre en croyant qu’elle est juste.
Lorqu’il en revient en 1916, c’est pour - avec Le Feu, prix Goncourt 1916 - transformer un mythe glorieux et fatal en un événement horrible et stupide…

Le futur écrivain eut de bons maîtres : son père, pasteur et critique théâtral, Mallarmé, son professeur d’anglais et Bergson, son professeur de philosophie. Des prix récompensent bientôt ses poèmes et ses contes.
Catulle Mendès, son futur beau-père et grand ami, le repère, publie son premier recueil Les Pleureuses et lui ouvre les portes du monde. Barbusse collabore à de nombreux journaux et prend en main Fémina et Je sais tout. Très affairé, il n’échappe cependant pas à des insomnies et à des crises d’angoisse et de culpabilité.
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:55

En 1910, les droits d’auteur de L’Enfer, roman triste et noir paru en 1908, lui permettent d’acquérir une maison champêtre à Aumont-en-Halatte qu’il avait repérée au cours d’une convalescence chez un ami à Senlis.
Il la baptise Villa Sylvie, en souvenir de Gérard de Nerval qui fut proche voisin. Il peut désormais échapper à l’agitation parisienne qui entoure son appartement de la rue Albert-de-Lapparent. En haut du jardin commence la forêt d’Halatte. "Cette maison dont les petites pièces ressemblaient toutes à d’harmonieux coffrets tendus d’étoffe", comme la décrit Annette Vidal, sa secrétaire de 1924 à 1935, devient son refuge. Il la transforme peu à peu, y accueille ses amis. C’est par le tambour du garde-champêtre d’Aumont que Barbusse apprend la mobilisation générale en août 1914. À quarante et un an, réformé, il se porte pourtant volontaire. Affecté à Albi, il demande à être muté sur le front. Sur le front, entre deux batailles, il rêve d’Aumont. Atteint de dysentrie, il est évacué et commence à écrire Le Feu à l’hôpital, avant d’être définitivement réformé en juin 1917.
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MessageSujet: Re: Henri Barbusse   Ven 13 Jan - 18:56

Le "Zola des tranchées", la gloire littéraire du parti communiste à partir de son adhésion en 1923 [1] - et avant Louis Aragon - consacre les années qui suivent la guerre, jusqu’à sa mort en 1935 (frappé par une pneumonie lors d’un voyage à Moscou), au militantisme et à la défense de la paix. Il accumule les créations de mouvements, de revues, de congrès internationaux contre le fascisme : le mouvement et la revue Clarté en 1919 (avec le soutien d’Anatole France, Duhamel, Dorgelès, Romains, Carco, Rolland, Paul Fort, Blum, etc.) [2], l’hebdomadaire Monde en 1928, l’Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires (AEAR) en 1932 (avec Aragon, Malraux, Vaillant-Couturier, Nizan…), le Congrès d’Amsterdam la même année (qui fusionne en 1933 avec le Congrès de Pleyel pour constituer le Comité mondial contre la guerre et le fascisme, dit "Amsterdam-Pleyel", présidé par Barbusse)…

Dans les années trente, son adresse parisienne est le 105 rue de Courcelles.
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