PLUME DE POÉSIES

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 Henri Barbusse. (1873-1935) VII Embarquement.*

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Henri Barbusse. (1873-1935) VII Embarquement.* Empty
MessageSujet: Henri Barbusse. (1873-1935) VII Embarquement.*   Henri Barbusse. (1873-1935) VII Embarquement.* Icon_minitimeVen 13 Jan - 20:38

VII Embarquement.*

Barque, le lendemain, prit la parole et dit:

-J’vas t’expliquer ce qui en est. Y en a qui gou. . .

Un féroce coup de sifflet coupa son explication, net, à cette syllabe.

On était dans une gare, sur un quai. Une alerte nous avait, dans la nuit,
arrachés au sommeil et au village, et on avait marché jusqu’ici. Le repos était
fini; on changeait de secteur; on nous lançait ailleurs. On avait disparu de
Gauchin à la faveur des ténèbres, sans voir les choses et les gens, sans leur
dire adieu du regard, sans en emporter une dernière image.

. . . Une locomotive manoeuvrait, proche à nous coudoyer, et elle braillait à
pleins poumons. Je vis la bouche de Barque, bouchée par la vocifération de cette
voisine colossale, prononcer un juron: et j’apercevais grimacer, en proie à
l’impuissance et à l’assourdissement, les autres faces, casquées et ceinturées
de jugulaires -car nous étions sentinelles dans cette gare.

-Après toi! glapit Barque, furieux, en s’adressant au sifflet empanaché.

Mais le terrible appareil continuait de plus belle à renfoncer impérieusement
les paroles dans les gorges. Quand il se tut, et que son écho tinta dans nos
oreilles, le fil du discours était rompu à jamais, et Barque se contenta de
conclure brièvement:

-Oui.

Alors, on regarda autour de soi.

On était perdus dans une espèce de ville.

Des rames de wagons interminables, des trains de quarante à soixante voitures,
formaient comme des rangées de maisons aux façades sombres, basses et
identiques, séparées par des ruelles. Devant nous, longeant l’agglomération des
maisons roulantes, la grande ligne, la rue sans bornes où les rails blancs
disparaissaient à une extrémité et à une autre, dévorés par l’éloignement. Des
tronçons de trains, des trains entiers, en grandes colonnes horizontales,
s’ébranlaient, se déplaçaient et se replaçaient. On entendait de toutes parts le
martèlement régulier des convois sur le sol cuirassé, des sifflements stridents,
le tintement de la cloche d’avertissement, le fracas métallique et plein des
colosses cubiques qui ajustaient leurs moignons d’acier, avec des contrecoups de
chaînes et des retentissements dans la longue carcasse vertébrée du convoi. Au
rez-de-chaussée du bâtiment qui s’élevait au centre de la gare, comme une
mairie, le grelot précipité du télégraphe et du téléphone roulant, ponctué
d’éclats de voix. Tout autour, sur le sol charbonneux: les hangars à
marchandises, les magasins bas dont on entrevoyait par les porches les
intérieurs encombrés, les cabanes des aiguilleurs, le hérissement des aiguilles,
les colonnes à eau, les pylônes de fer à claire-voie dont les fils réglaient le
ciel comme du papier à musique; par-ci par-là, les disques, et, surmontant dans
la nuée cette cité sombre et plate, deux grues à vapeur semblables à des
clochers.

Plus loin, dans des terrains vagues et des emplacements vides, aux alentours du
dédale des quais et des bâtisses, stagnaient des voitures militaires et des
camions et s’alignaient des files de chevaux, à perte de vue.

-Tu parles d’un business que ça va être!

-Tout le corps d’armée qu’on commence d’embarquer a c’soir!

-Tiens, en v’là qui arrivent.

Un nuage, qui couvrait un tremblement bruyant de roues et un roulement de sabots
de chevaux, approchait, grossissant dans l’avenue de la gare qu’on embrassait
par l’enfilée des constructions.

-Y a déjà des canons d’embarqués.

Sur des wagons plats là-bas, entre deux longs dépôts pyramidaux de caisses, on
voyait, en effet, des profils de roues, et des becs effilés de pièces. Caissons,
canons et roues étaient bariolés, tigrés, de jaune, de marron et de vert.

-I’s sont camouflés. Là-bas, y a bien des chevaux qui sont peints. Tiens, pige
çui-là, là, qu’a les pattes larges et qu’on dirait qu’il a des pantalons? Eh
ben, l’était blanc et on y a foutu une peinture pour qu’i’ change sa couleur.

Le cheval en question se tenait à l’écart des autres, qui semblaient s’en
méfier, et présentait une teinte grisâtre jaunâtre, manifestement mensongère.

-L’pauv’ bougre! dit Tulacque.

-Tu vois, les bourins, dit Paradis, non seulement on les fait tuer, mais on les
emmerde.

-C’est pour leur bien, que veux-tu!

-Eh oui, nous aussi, c’est pour not’ bien!

Sur le soir, des soldats arrivèrent. De tous côtés, il en coulait vers la gare.
On voyait des gradés sonores courir sur le front des files. On limitait les
débordements d’hommes et on les enserrait le long des barrières ou dans des
carrés palissadés, un peu partout. Les hommes formaient les faisceaux,
déposaient leurs sacs et, n’ayant pas le droit de sortir, attendaient, enterrés
côte à côte dans la pénombre.

Les arrivées se succédaient avec une ampleur croissante, à mesure que le
crépuscule s’accentuait. En même temps que les troupes, affluaient des
automobiles. Ce fut bientôt un grondement sans arrêt: des limousines, au milieu
d’une gigantesque marée de petits, de moyens et de gros camions. Tout cela se
rangeait, se calait, se tassait dans des emplacements désignés. Un vaste murmure
de voix et de bruits divers sortait de cet océan d’êtres et de voitures qui
battait les abords de la gare et commençait à s’y infiltrer par endroits.

-C’est rien ça encore, dit Cocon, l’homme-statistique. Rien qu’à l’ État-Major
du Corps d’Armée, il y a trente autos d’officier, et tu sais pas, ajouta-t-il,
combien i’ faudra de trains de cinquante wagons pour embarquer tout le Corps -
bonhommes et camelote -sauf, bien entendu, les camions, qui rejoindront le
nouveau secteur avec leurs pattes? N’cherche pas, bec d’amour. Il en faudra
quatre-vingt-dix.

-Ah! zut alors! Et y en a trente-trois, d’Corps!

-Y en a même trente-neuf, pouilleux!

L’agitation augmente. La gare se peuple et se sur-peuple. Aussi loin que l’oeil
peut discerner une forme ou un spectre de forme, c’est un tohu-bohu et une
organisation mouvementée comme une panique. Toute la hiérarchie des gradés
s’éploie et donne, passe, repasse, comme des météores, et, agitant des bras où
brillent les galons, multiplie les ordres et les contre-ordres que portent, en
se faufilant, les plantons et les cyclistes; les uns lents, les autres évoluant
en traits rapides comme des poissons dans l’eau.

Voilà le soir, décidément. Les taches formées par les uniformes des poilus
groupés autour des monticules des faisceaux deviennent indistinctes et se mêlent
à la terre, puis leur foule est décelée seulement par la lueur des pipes et des
cigarettes. À certains endroits au bord des groupements, la suite ininterrompue
des petits points clairs festonne l’obscurité comme une banderole illuminée de
rue en fête.

Sur cette étendue confuse et houleuse, les voix mé langées font le bruit de la
mer qui se brise sur le rivage; et, surmontant ce murmure sans limites, des
ordres encore, des cris, des clameurs, le remue-ménage de quelque déballage et
de quelque transbordement, des fracas de marteaux-pilons redoublant leur sourd
effort parmi les ombres, et des rugissements de chaudières.

Dans l’immense assombrissement, plein d’hommes et de choses, partout, les
lumières commencent à s’allumer.

Ce sont les lampes électriques des officiers et des chefs de détachement, et les
lanternes à acétylène des cyclistes qui promènent en zigzag, çà et là, leur
point intensément blanc et leur zone de résurrection blafarde.

Un phare à acétylène éclôt, aveuglant, et répand un dôme de jour. D’autres
phares trouent et déchirent le gris du monde.

La gare prend alors un aspect fantastique. Des formes incompréhensibles
surgissent et plaquent le bleu-noir du ciel. Des amoncellements s’ébauchent,
vastes comme les ruines d’une ville. On perçoit le commencement de files
démesurées de choses qui s’enfoncent dans la nuit. On devine des masses
profondes dont les premiers reliefs jaillissent d’un gouffre d’inconnu.

À notre gauche, des détachements de cavaliers et de fantassins s’avancent
toujours comme une inondation épaisse. On entend se propager le brouillard des
voix. On voit quelques rangs se dessiner dans un coup de lumière phosphorescente
ou une lueur rouge, et on prête l’oreille à de longues traînées de rumeurs.

Dans des fourgons dont on perçoit, à la flamme tournoyante et nuageuse des
torches, les masses grises et les gueules noires, des tringlots embarquent des
chevaux à l’aide de plans inclinés. Ce sont des appels, des exclamations, un
piétinement frénétique de lutte, et les furibonds tapements de sabots d’une bête
rétive -insultée par son conducteur -contre les panneaux du fourgon où on l’a
claustrée.

À côté, on transporte des voitures sur des wagons- tombereaux. Un fourmillement
encercle une colline de bottes de fourrage. Une multitude éparse s’acharne sur
d’énormes assises de ballots.

-V’là trois heures qu’on est sur son pivot, soupire Paradis.

-Et ceux-là, qui c’est?

On voit dans des échappées de lumière une bande de lutins, entourés de vers
luisants, poindre et disparaître, emportant de bizarres instruments.

-C’est la Section de projecteurs, dit Cocon.

-Te v’là en songement, toi, camarade, qu’est-ce que tu songes?

-Il y a quatre Divisions, à cette heure, au Corps d’Armée, répond Cocon. Ça
change: quelquefois c’est trois, des fois, c’est cinq. Pour le moment, c’est
quatre. Et chacune de nos divisions, reprend l’homme-chiffre que notre escouade
a la gloire de posséder, renferme trois R.I. -régiments d’infanterie; deux
B.C.P. -bataillons de chasseurs à pied; -un R.I.T. -régiment d’infanterie
territoriale -sans compter les régiments spéciaux, Artillerie, Génie, Train,
etc., sans non plus compter l’ État-Major de la D.I. et les services non
embrigadés, rattachés directement à la D.I. Un régiment de ligne à trois
bataillons occupe quatre trains: un pour l’E.M., la Compagnie de mitrailleuses
et la C.H.R. (compagnie hors rang), et un par bataillon. Toutes les troupes
n’embarqueront pas ici: les embarquements s’échelonneront sur la ligne selon le
lieu des cantonnements et la date des relèves.

-J’suis fatigué, dit Tulacque. On mange pas assez du consistant, vois-tu. On
s’tient debout parce que c’est la mode, mais on n’a plus d’force ni d’verdure.

-Je m’suis renseigné, reprend Cocon. Les troupes, les vraies troupes, ne
s’embarqueront qu’à partir du milieu de la nuit. Elles sont encore rassemblées
çà et là dans les villages à dix kilomètres à la ronde. C’est d’abord tous les
services du Corps d’Armée qui partiront et les E.N.E. -éléments non
endivisionnés, explique obligeamment Cocon, c’est-à-dire rattachés directement
au C.A.

« Parmi les E.N.E., tu ne verras pas le Ballon, ni l’Escadrille: c’est des trop
gros meubles, qui naviguent par leurs seuls moyens avec leur personnel, leurs
bureaux, leurs infirmeries. Le régiment de chasseurs est un autre de ces E.N.E.
»

-Y a pas d’régiment de chasseurs, dit étourdiment Barque. C’est des bataillons.
Vu qu’on dit: tel bataillon de chasseurs.

On voit dans l’ombre Cocon hausser ses épaules noires, et ses lunettes jeter un
éclair méprisant.

-T’as vu ça, bec de cane? Eh bien, tu sauras, si t’es si malin, qu’les chasseurs
à pied et les chasseurs à cheval, ça fait deux.

-Zut! dit Barque, j’oubliais les à cheval.

-Que ça! fit Cocon. Comme E.N.E. du Corps d’Armée, y a l’Artillerie de Corps,
c’est-à-dire l’artillerie centrale qui est en plus de celle des divisions. Elle
comprend l’A.L. -artillerie lourde, -l’A.T. -artillerie de tranchées, -les P.A.
-parcs d’artillerie, -les auto-canons, les batteries contre-avions, est-ce que
je sais! Il y a le Génie, la Prévôté, à savoir le Service des cognes à pied et à
cheval, le Service de Santé, le Service vétérinaire, un escadron du Train des
équipages, un régiment territorial pour la garde et les corvées du Q.G. -
Quartier Général, -le Service de l’Intendance (avec le Convoi administratif,
qu’on écrit C.V.A.D. pour ne pas l’écrire C.A. comme le Corps d’Armée).

« Il y a aussi le Troupeau de Bétail, le Dépôt de Remonte, etc.; le Service
Automobile -tu parles d’une ruche de filons dont j’pourrais t’parler pendant une
heure si j’voulais -le Payeur, qui dirige les Trésors et Postes, le Conseil de
Guerre, les Télégraphistes, tout le Groupe électrogène. Tout ça a des
directeurs, des commandants, des branches et des sous-branches, et c’est pourri
de scribes, de plantons et d’ordonnances, et tout l’bazar à la voile. Tu vois
d’ici au milieu d’quoi s’trouve un général commandant de Corps! »

À ce moment, nous fûmes environnés par un groupe de soldats porteurs, en plus de
leur harnachement, de caisses et de paquets ficelés dans du papier, qu’ils
traînaient cahin-caha et posèrent à terre en faisant: ouf.

-C’est les secrétaires d’ État-Major. Ils font partie du Q.G. -du Quartier
Général -c’est-à-dire de quelque chose comme la suite du Général. Ils
trimbalent, quand ils déménagent, leurs caisses d’archives, leurs tables, leurs
registres et toutes les petites saletés qu’il leur faut pour leurs écritures.
Tiens, tu vois, ça, c’est une machine à écrire que ces deux-là -ce vieux papa et
c’petit boudin -emportent, la poignée enfilée dans un fusil. Ils sont en trois
bureaux, et il y a aussi la Section du Courrier, la Chancellerie, la S.T.C.A. -
Section Topographique du Corps d’Armée -qui distribue les cartes aux divisions
et fait des cartes et des plans, d’après les aéros, les observateurs et les
prisonniers. C’est les officiers de tous les bureaux qui, sous les ordres d’un
sous-chef et d’un chef -deux colons -forment l’État-Major du C.A. Mais le Q.G.
proprement dit, qui comprend aussi des ordonnances, des cuisiniers, des
magasiniers, des ouvriers, des électriciens, des gendarmes, et les cavaliers de
l’Escorte, est commandé par un commandant.
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Henri Barbusse. (1873-1935) VII Embarquement.* Empty
MessageSujet: Re: Henri Barbusse. (1873-1935) VII Embarquement.*   Henri Barbusse. (1873-1935) VII Embarquement.* Icon_minitimeVen 13 Jan - 20:38

À ce moment, nous recevons un terrible renfoncement collectif.

-Eh! attention! rangez-vous! crie, en guise d’excuse, un homme qui, aidé de
plusieurs autres, pousse une voiture vers les wagons.

Le travail est laborieux. Le sol est en pente et la voiture, dès qu’on cesse de
s’arc-bouter contre elle et de se cramponner aux roues, recule. Les hommes
sombres se pressent sur elle en grinçant et grondant, comme sur un monstre, au
sein des ténèbres.

Barque, tout en se frottant les reins, interpelle un des équipiers forcenés:

-Penses-tu y arriver, vieux canard?

-Nom de Dieu! brame celui-ci, tout à son affaire, gare à ce pavé! Vous allez
m’fusiller ma bagnole!

Dans un brusque mouvement il bouscule à nouveau Barque, et, cette fois, le prend
à partie:

-Pourquoi qu’t’es là, dedans d’fumier, outil!

-Non, mais tu s’ rais pas alcoolique? riposte Barque. Pourquoi qu’j’suis là!
Elle est bonne, celle-là! Dis donc, bande de poux, tu m’la copieras!

-Rangez-vous! crie une voix nouvelle qui conduit des hommes pliés sous des faix
disparates mais pareillement écrasants. . .

On ne peut plus rester nulle part. On gêne partout. On avance, on se disperse,
on recule dans cette mêlée.

-En plus, j’le dis, continue Cocon, impassible comme un savant, il y a les
Divisions, organisées chacune à peu près comme un Corps d’Armée. . .

-Oui, on sait, passe la main!

-Il en fait un chambard, c’tréteau, dans son écurie à roulettes, constate
Paradis. Ça doit être la belle-mère d’un autre.

-C’est, j’parie, l’tétard du major, çui que l’véto disait qu’c’était un veau en
train de d’venir une vache.

-C’est bien organisé tout d’même, tout ça, y a pas à dire! admire Lamuse,
refoulé par un flot d’artilleurs portant des caisses.

-C’est vrai, concède Marthereau, pour conduire tout c’fourbi à la voile, faut
pas être une bande de navets, et pas non plus une bande de flans. . . Bon Dieu,
fais attention où c’que ru poses tes ribouis maudits, peau d’tripe, bête noire!

-Tu parles d’un déménagement. Quand j’m’ai installé à Marcoussis avec ma
famille, ça a fait moins d’chichi. C’est vrai que j’suis pas chichiard non plus.

On se tait et alors on entend Cocon qui dit:

-Pour voir passer toute l’armée française qui tient les lignes -je ne parle pas
de c’qui est installé en arrière, où il y a deux fois plus d’hommes encore, et
des services comme des ambulances qu’ont coûté 9 millions et qui vous évacuent
des 7000 malades par jour -pour la voir passer dans des trains de soixante
wagons qui se suivraient sans arrêt à un quart d’heure d’intervalle, il faudrait
quarante jours et quarante nuits.

-Ah! disent-ils.

Mais c’est trop pour leur imagination; ils se désintéressent, se dégoûtent de la
grandeur de ces chiffres. Ils bâillent, et suivent d’un oeil larmoyant, dans le
bouleversement des galopades, des cris, de la fumée, des mugissements, des
lueurs et des éclairs -au loin, sur un embrasement de l’horizon, la ligne
terrible du train blindé qui passe.



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Henri Barbusse. (1873-1935) VII Embarquement.*
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