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 Marceline Desbordes-Valmore.(1786-1859) MELANGES MME EMILE DE GIRARDIN

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Marceline Desbordes-Valmore.(1786-1859)   MELANGES MME EMILE DE GIRARDIN Empty
MessageSujet: Marceline Desbordes-Valmore.(1786-1859) MELANGES MME EMILE DE GIRARDIN   Marceline Desbordes-Valmore.(1786-1859)   MELANGES MME EMILE DE GIRARDIN Icon_minitimeLun 15 Oct - 9:17

MELANGES MME EMILE DE GIRARDIN




La mort vient de fermer les plus beaux yeux du monde.
Nous ne les verrons plus qu' en saluant les cieux.
Oui, c' est aux cieux déjà que leur grâce profonde
comme un aimant d' espoir semble attirer nos yeux.
Albert Durr l' avait vue à l' étude penchée,
au monde intérieur où lui seul pénétrait,
quand sa mélancolie éternelle et cachée
dans un ange rêveur la peignit trait pour trait.



Son enfance éclata par un cri de victoire.
Lisant à livre ouvert où d' autres épelaient,
elle chantait sa mère, elle appelait la gloire,
elle enivrait la foule... et les femmes tremblaient.
Et charmante, elle aima comme elle était : sans
feinte ;
loyale avec la haine autant qu' avec l' amour.
Dans ses chants indignés, dans sa furtive plainte,
comme un luth enflammé son coeur vibrait à jour !
Elle aussi, l' adorable ! A gémi d' être née.
Dans l' absence d' un coeur toujours lent à venir,
lorsque tous la suivaient pensive et couronnée,
ce coeur, elle eût donné ses jours pour l' obtenir.
Oh ! L' amour dans l' hymen ! Oh ! Rêve de la femme !
ô pleurs mal essuyés, visibles dans ses vers !
Tout ce qu' elle taisait à l' âme de son âme,
doux pleurs, allez-vous-en l' apprendre à l' univers !
Elle meurt presque reine, hélas ! Et presque heureuse,
colombe aux plumes d' or, femme aux tendres douleurs ;
elle meurt tout à coup d' elle-même peureuse,
et, douce, elle s' enferme au linceul de ses fleurs.
ô beauté ! Souveraine à travers tous les voiles !
Tant que les noms aimés retourneront aux cieux,
nous chercherons Delphine à travers les étoiles,
et son doux nom de soeur humectera nos yeux.
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Marceline Desbordes-Valmore.(1786-1859) MELANGES MME EMILE DE GIRARDIN
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