PLUME DE POÉSIES
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

PLUME DE POÉSIES

Forum de poésies et de partage. Poèmes et citations par noms,Thèmes et pays. Écrivez vos Poésies et nouvelles ici. Les amoureux de la poésie sont les bienvenus.
 
AccueilPORTAILS'enregistrerConnexionPublications
 

 Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne

Aller en bas 
AuteurMessage
James
FONDATEUR ADMINISTRATEUR
FONDATEUR ADMINISTRATEUR
James

Masculin
Dragon
Nombre de messages : 134473
Age : 56
Localisation : Mon Ailleurs c'est Charleville-Mézières
Date d'inscription : 04/09/2007

Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne Empty
MessageSujet: Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne   Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne Icon_minitimeVen 1 Mar - 18:16

Tristesses d'automne
4 novembre 1906

C'est en vain que je cherche au sein du vieux manoir
Tous les décors troublants qu'elle voulait revoir
A la belle saison prochaine
Si tout a conservé son profond souvenir
Rien ne me dit hélas qu'elle doit revenir
Rêver le soir sous le vieux chêne

Je vais seul à présent sur le bord des ruisseaux
J'entends le vent gémir dans le coeur des roseaux
Où les brises mélodieuses
Au Printemps murmuraient de sublimes chansons
Unissant leurs accords à ceux des gais pinsons
Dans les forêts silencieuses.

Je m'assieds sur le banc où jadis tous les deux
Nous venions nous asseoir comme deux amoureux
A l'heure de la rêverie
J'interroge le Ciel, les arbres effeuillés
Je demande à l'Amour nos anciennes gaietés
Le doux sourire de ma Mie.

Des portes du château, las, je franchis le seuil
Chaque chose à présent semble porter le deuil
De nos ivresses disparues
La Mort s'étend partout dans les appartements
Et l'ombre laisse fuir les pales figurants
De mes tristesses éperdues.

Je vais dans le jardin où poussent quelques fleurs
Je les cueille et je sens le parfum des douleurs
Griser mes plaintives chimères
Elle venait ainsi dans les jours bienheureux
Cueillir la rose rouge et les grands lys neigeux
Aux tiges pures et légères.

Mais l'Automne a chanté ses sombres oraisons
Et sa lèvre a touché les vertes frondaisons
De ses caresses meurtrières
C'est ainsi que sa lèvre au baiser de la Mort
Se fermait insensible et d'un dernier effort
Heurtait ses foudres adultères.

En vain je cherche encor au sein du vieux manoir
Tous les décors troublants qu'elle devait revoir
A la belle saison prochaine
Si tout a conservé son profond souvenir
Rien ne me dit hélas qu'elle doit revenir
Rêver le soir sous le vieux chêne.

Honoré HARMAND


_________________
Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne Une_pa12Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne Plumes19Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne Miniat14Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne James_12


Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne Sceau110
Revenir en haut Aller en bas
https://www.plumedepoesies.org
 
Honoré Harmand (1883-1952) Tristesses d'automne
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PLUME DE POÉSIES :: POÈTES & POÉSIES INTERNATIONALES :: POÈMES FRANCAIS-
Sauter vers: