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 Honoré Harmand (1883-1952) Mensonge des nuits

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James
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James

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MessageSujet: Honoré Harmand (1883-1952) Mensonge des nuits   Honoré Harmand (1883-1952) Mensonge des nuits Icon_minitimeVen 1 Mar - 19:07

Mensonge des nuits
2 décembre 1906
A l'ami RENARD

Le ciel sans un nuage est parsemé d'étoiles
Brillantes dans la nuit
Et la lune apparaît. Au travers de ses voiles
Bien doux, son regard luit.

C'est l'heure où le poète au pied de la vallée
Rêve et chante l'amour
Comme s'en vient pleurer l'amante désolée
Un Passé sans retour.

Je suis poète aussi et dans la solitude
Où j'aime revenir
Mon coeur cherche l'oubli et la béatitude
Dont je veux m'étourdir.

L'ombre plaît à mes yeux à cette heure suprême
Où le monde endormi
Se tait pour un instant ainsi que son blasphème
Sommeillant avec lui.

Loin des gens indiscrets qui sont comme une chaîne
Emprisonnant nos coeurs
Je suis libre de rire ou de pleurer. La peine
Est le jeu des moqueurs.

Je vois les horizons plongés dans les ténèbres
Est-ce l'heure du deuil
Où la Nature meurt, où les spectres funèbres
Pleurent sur son cercueil.

J'entends l'onde gémir au berceau des rivières
Qui coulent dans les champs
Et le vent qui soupire et les forêts entières
Me grisent de leurs chants.

J'entends aussi la voix de mes heures passées
Chanter le souvenir
Vains frissons qu'on implore ivresses insensées
Je suis las de souffrir.

Votre charge est trop lourde à ma grande faiblesse
Suis-je encor trop heureux
Pour que la souvenance accable ma tristesse
De pensers douloureux.

Je venais pour chanter et voilà que je pleure
Les beaux jours disparus
Ô mensonge ! Caché, la lèvre qui t'effleure
Ignore tes abus.

Mortels au sein de l'ombre allez avec prudence
Adoucir vos ennuis
Et ne cherchez jamais la joie et l'espérance
Dans le calme des nuits.

Honoré HARMAND



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