PLUME DE POÉSIES
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 Honoré Harmand (1883-1952) La Foi

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James
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James

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MessageSujet: Honoré Harmand (1883-1952) La Foi   Honoré Harmand (1883-1952) La Foi Icon_minitimeVen 1 Mar - 19:47

La Foi
12 février 1908

O venez mes douleurs je vous ouvre mon coeur
Venez vous partager le reste d'un bonheur
Qui s'achevant bientôt va s'enfuir, ô ma peine !
Viens que je pleure encor cette chimère vaine
Qui m'a parlé d'amour, d'espérance et de paix
Et m'a tû ce soir là les pleurs et les regrets
Revenez jours perdus qu'en vain je veux attendre
Passé qui me disait dans un langage tendre
Tout ce que l'Espérance inspire à nos cerveaux
Abusés, confondus, dans les désirs nouveaux
O revis douce image à mon regard qui tremble
Etourdis mon présent et fais qu'il te ressemble
Et vous plaisirs chantez ! Chantez à ma douleur
Ce que je ne n'entends plus vos chants pleins de douceur
Faites revivre en moi toutes les gaîtés mortes !
Oui je veux me mêler au tumulte aux cohortes
Aux faux bruits de la rue à ses frissons d'un jour
Je veux vivre, pleurer et gémir tour à tour
Je veux que mon destin comme un polichinelle
Me guide désormais dans l'étroite ruelle
Qui serpente et se perd où le monde maudit
Se livre à chaque pas un passage interdit !

Hélas pauvre raison ô toi qui me console
Pourquoi me laisses-tu à ma course frivole
Séduit, abandonné, succombant sous l'effort
Raison, seul, je ne sais me sentir assez fort
Je tombe à chaque instant et quand je me relève
Je poursuis sans espoir un plus tragique rêve
N'avais-je pas assez de peines et de maux
Pour alourdir encor mes si pesants fardeaux
Mon épouse chérie en partageant ma joie
Aux yeux de la Douleur avide de sa proie
Immole son bonheur et son regard d'enfant
Sonde l'abîme affreux si petit et si grand ?

Qu'ai-je donc fait grand Dieu dis-moi suis-je coupable
Et pourquoi nos deux noms sur une même table
Où tu dictes tes lois ensemble sont écrits
Dis-moi que te faut-il des larmes ou des cris
Du bien n'en fis-je pas te faut-il des prières
Pour désarmer la main de tes juges sévères
Des prières ? Grand Dieu à tes pieds prosternés
Ne nous vois-tu, devant tes autels profanés
Quand le trouble régna dans l'ordre des mystères
Ne comprîmes-nous pas qu'aux foules étrangères
A la juste doctrine Jésus Christ a donné
Le secret d'être bon. Et je n'ai pas douté
Et si tu restes sourd à justes prières
Crois-tu que nous puissions éloigner nos misères ?
Le courage parfois fait trêve dans nos coeurs
Et change les vaincus en de cruels vengeurs !
Mais non tu ne sais pas condamner l'innocence
Et livrer le Désir aux fièvres de l'enfance
Tu ne permettras pas que des injustes lois
Frappent sans le juger tout un monde à la fois
Non grand Dieu, Jésus Christ dans sa philosophie
Séparait le bon grain de l'ivraie et l'ortie

Et disant aux pêcheurs aux pauvres, ignorants
Tes prières aussi tous tes commandements
Leur apprenait à vivre ainsi que vit le sage
Des jours qu'on lui donna pour unique héritage !
Mais si le voyageur sur le sable mouvant
Du désert de la vie avance en s'égarant
Crois-tu qu'il ait encore la force et le courage
D'arriver malgré tout au terme du voyage
Et si tu n'aides pas ses efforts et sa foi
Crois-tu que sa prière ira droite vers toi ?
Hélas non les mortels n'ont pas cette vaillance
De vivre pour toujours ignorer l'espérance
Sans l'espoir ici bas à quoi servent les jours
A rien si l'avenir ne vient pas au secours
Des affligés pleurant leur vaillante jeunesse
Et n'ayant qu'un désir connaître leur vieillesse !

De grâce, je t'implore ô toi pour qui demain
Est un brin d'herbe morte au bord d'un grand chemin
Toi qui notre vie agitant l'onde vague
Donne la voix au vent et la force à la vague
La pitié au bourreau la crainte à l'innocent
La tendresse à la mère et la grâce à l'enfant.
Maître absolu du monde, Ecoute mes prières
Et fais que de nos yeux des larmes trop amères
Ne coulent au déclin du jour, et que la nuit
N'attache la douleur à son ombre qui fuit
Je demande une part au bonheur qu'on envie
Mesure mes tourments au règne de ma vie
Et que dans la balance au même poids comptés
Le plaisir et les pleurs justes des deux côtés
Le montrent que ma joie égale ma souffrance
Et je m'inclinerai soumis à ta sentence
Et aux anges du ciel ressemblant par ma foi
Je chanterai bien haut Seigneur je crois en toi.

Honoré HARMAND



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