PLUME DE POÉSIES
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 Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 211 146/292. Océan, 25

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James
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Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 211	146/292. Océan, 25 Empty
MessageSujet: Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 211 146/292. Océan, 25   Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 211	146/292. Océan, 25 Icon_minitimeVen 23 Déc - 12:53

F° 211 146/292. Océan, 25.
A qui donc parle la tempête?
La tempête parle à la mer.
A qui donc parle le prophète?
Le prophète parle à l'éclair.
1852-1870 1011
Ils sont jaloux tous deux. C'est que l'eau, sombre fête,
Fait plus de bruit que l'air noircissant: le ciel bleu.
C'est que.l'éclair. supplée au regard.du prophète
Et comme lui 'ressemble à la lueur de Dieu.
L'un. dit : je te vaux,,mer méchante!
L'aùtre dit - passe ton chemin,
Éclair.; je suffis, moi qui chante,
À, la. terreur du genre humain.
12 juin 1859.
. F0 214 148/90. Fin 1859.
Il vient, le Dieu des épouvantes,
-Il est là, le Dieu des clartés;.
Voici.le puits des eaux vivantes
. Chantez!
F° 215 Début 1860. Océan, 82.
... Hélas! `comme un panier où jamais l'eau ne reste,
L'homme est à claire-voie et Dieu passe au travers;
Les esprits sont mauvais et les coeurs.. sont pervers;
L'ombre reproduit l'ombre au ciel et sur.la terre;
Le mal indéfini flotte dans le mystère;
Un crime engendre l'autre; oh! rien n'a limité
Le possible effrayant de la fatalité; ..
Et que cachez-vous donc'sous vos ténébreux voiles,
O gouffre,.ô profondeur sinistre des étoiles? '
256/3? 1859?
... La cathédrale en flèche et la place en trapèze,
Et la difformité des vieux remparts où pèse
Un monceau monstrueux de huttes en torchis
Dont les murs ont la lèpre et les toits le rachis...
67/264. Fin 1859.
... triste peuple, tu geins.
À.fabriquer un tas d'instruments et d'engins
D'où sort ton incurable et morne servitude.
Quand redresseras-tu ta honteuse attitude,
Foule? Oh! tu frémiras un jour, peuple au bras nu;
Et j'entends déjà sourdre un tumulte inconnu.
Fo 219 '148/277.'1859.
ces infâmes
Se font prêtres pour voir plis librement les femmes;
Fo 216
F° 217


Ils lorgnent Cidalise en prononçant leurs voeux;
Et, des bagues aux doigts et de l'huile aux cheveux,
Ont l'air de fiancés et non d'anachorètes;
Les pères cardinaux cachent sous leurs barrettes
La luxure, le vol, la fraude, et ce qu'on a
Dans l'âme quand on fait travailler Tofana Z',
Leurs palais, où le vice infâme chante et râle,
Font moins penser au jour qu'à la nuit sépulcrale
D'où sort l'éclair vengeur et providentiel;
Quand l'aube rougit Rome on songe au feu du ciel.
1862? Océan. p. 541.
Pour je ne sais plus trop quel motif, cette fleur
Était restée au lit plus tard que de coutume;
Toutes les autres fleurs que prairial parfume
Riaient depuis longtemps sur le bord du fossé
Au grand soleil, qu'à peine elle avait commencé
D'ouvrir le frais volet de ses pétales blanches;
Sa paresse faisait fort jaser les pervenches,
Les lys disaient : Voilà qui va faire du bruit!
Quelqu'un aura passé chez cette fleur la nuit!
Un sylphe! C'est affreux. Voilà comme on s'expose.
Cette fleur était blanche et va devenir rose.
Vous verrez. - Mais la belle, ajustant ses couleurs,
Baîllait à la façon des femmes et des fleurs,
De manière à montrer la lueur de son âme
Et d'être encor plus fleur et d'être encor plus femme,
Attachait un rayon à son pistil brillant,
Lustrait sa feuille, et tout en se débarbouillant
Avec de la lumière et dans de la rosée,
Disait :

22 146/114. Début 1859.
Amérique
Verts chaos de rameaux, de feuilles et de fleurs,
Sombres virginités des forêts, ô palmares,
O savanes, ayant des océans pour mares!
Fleuves, lacs, arbres, flots, sèves, débordements!

palmares, forêts de palmiers
F° 223 146/354. Fin de l'exil.
On se rattache à la vie comme on peut.
Les plus malheureux et les pires. Personne
Ne veut mourir.
... L'affreux cardinal de Valence
F° 220
1852-1870 - 1013
César 25 se trompe et boit lui-même son poison,
Et par sa propre erreur pris dans sa trahison,
Pour-ranimer le sang dans sa.veine abhorrée,
Se plonge au corps fumant d'une mule éventrée..
Fo, 225-226 129/46. 1854-55.
Nous voyons les vagues vertèbres
Du noir chaos [ensemble].illimité;
Et nous sentons,.vivants funèbres,
Passer. sur nous dans les ténèbres
Le frisson de l'immensité.

Feuille de papier qui était dans le salon la nuit de la lueur.
[21-22 février 1854?]
Fo 227 147/505. 1857-58. Océan, 70.
La statue est souvent une sombre ironie;
La- pierre peut railler la foule; un noir génie
Tord en spectres hagards le marbre et les métaux;
Dagon écrasait Tyr; du haut des piédestaux
Le bronze humiliait Rome molle et féroce
Sous Commode géant et sous Néron colosse 26...
Fo 228 67/247. 1859.
J'aperçus une femme auprès d'une fenêtre.
Le jour sur son visage était distribué
Comme par Emmelinck 2' ou par Cimabuè,
Si bien que le passant, au gré de sa chimère
Pouvait. la rêver vierge ou la supposer mère.

L'astre veut l'auréole et la fleur la rosée:
Fo 229 146/307: 1859.
Vis en Dieu. L'Eternel, c'est la haute retraite

Celui qui, se vautrant dans un butin infâme,
Prend sa part du profit d'un prime, hait son âme.

Qui donc sait comment pousse l'herbe?-
Homme, as-tu de tes mains vêtu
L'aube blanche et le 'lys superbe?
Fais-tu la fleur? fais-tu la gerbe?
Quel est son nom? Le connais-tu?

... Le tigre alors le prit dans ses dents mâchelières.
1014 OCÉAN. VERS
L'écriture dit : la sangsue a.deux filles qui disent : apporte, apporte.

L'écriture dit il y a quatre choses qui ne disent point : c'est assez :
l'eau, le feu, la femme et le sépulcre 2&.
F°, 230-231 1861-62. Océan, 115.
Tu sembles. étonné : je ne puis te comprendre.
Est-ce que tout n'est pas comme il doit être enfin?
L'envie est sur la terre une espèce de faim.
L'homme, te voyant grand, réprime ce désordre.
Le tigre ouvre sa gueule et le ver veut te mordre;
On te jette l'injure et le rire et l'affront,
L'homme à prendre un caillou sur ton passage est prompt,
Le lâche te déchire et le puissant t'exile,
Et tu te plains! de quoi? Veux-tu donc, imbécile,
N'ayant fait que du bien, n'avoir pas d'ennemis?
Les bons, les sages? Cherche où l'homme les a mis.
Un juste, c'est gênant, et cela nous encombre.
L'humanité, qui va comme elle peut dans l'ombre,
N'a-t-elle pas craché sur un. nommé Jésus?
Quand une croix se dresse,' il faut être dessus,
Et non dessous. Je plains, non ceux dont le sang coule,
Mais ceux qui sont l'escorte et ceux qui sont la foule.
L'oeil tragique d'un saint dans le bûcher ardent
M'attriste moins que l'oeil stupide regardant.
Les durs tourments subis font la gloire viable.
La chose par-dessus toute chosé enviable,
C'est le partagé avec les martyrs généreux.
Je suis jaloux de voir qu'ils gardent tout pour eux.
Ce qu'on doit savourer avec d'âpres délices,
C'est la dernière goutte au fond des grands calices.
Le ciel qui s'ouvre emplit la mort de sa fierté;
Oh! souffrons! quant à moi, je suis toujours tenté
De demander leur reste aux buveurs de ciguë.
aiguë bisaiguë ambiguë on aiguë exiguë contiguë
F° 233 147/413. Automne 1854. Océan, p. 262.
Les vagues par moments 'dispersent ma pensée
Sous leur écumé au flot amer;
Je demeure sans voix sous leur âcre rosée,.
Et je regarde au loin fuir ma lyre brisée
Par ces bacchantes.'de la' mer.

Océan, p. 297.
Arbre du bien et du mal. Science. Liberté.
. Quelle étrange clarté dans. la fatale pomme
Que la première femme apporte au premier homme,
1852-1870 1015
Qui livre Troie au coup mortel,
D'où sort parfois l'épine et quelquefois la palme,
Et que retrouve, au front d'un enfant doux et calme,
La flèche de Guillaume Tell.
Fo 234 67/280. Fin 1859.
... Gloire aux simples! J'admire et j'aime les poètes,
Les sages, les héros, ces grands cceurs triomphants,
Crédules et naïfs ainsi que des enfants,
Et les puissants lions, ces buveurs d'eau limpide,
lapide

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