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 Victor HUGO (1802-1885) Voici les Apennins, les Alpes et les Andes.

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MessageSujet: Victor HUGO (1802-1885) Voici les Apennins, les Alpes et les Andes.   Victor HUGO (1802-1885) Voici les Apennins, les Alpes et les Andes. Icon_minitimeJeu 29 Déc - 17:45

Voici les Apennins, les Alpes et les Andes.
Tais-toi, passant, devant ces visions si grandes.
Silence, homme ! histrion ! Les monts contemplent Dieu ;
Ils regardent, penchés au bord du gouffre bleu,
Comme des spectateurs sur un gradin sublime,
Le drame formidable et sombre de l'abîme,
L'entrée et la sortie étrange de la nuit,
Ces personnages noirs, le vent, l'éclair, le bruit,
La comète, ange obscur dont vous voyez le glaive,
Le rideau de l'azur qui pour le jour se lève,
Les chutes, les terreurs, les chocs, les dénouements
Des mondes engloutis dans les chaos fumants,
Et les astres masqués, et les apocalypses
Des grands spectres du ciel, des aubes, des éclipses.
Pour eux ce que la terre et ses fantômes font
N'est qu'un peu de fumée et dans l'ombre se fond ;
Pour eux l'homme n'est pas, un peuple s'évapore.
De la lave éternelle effrayant madrépore,
Vésuve ignore Naple ; Etna qu'un feu détruit
IL 'FAUT QUE LE POÈTE...
Ne connaît pas Messine et-parle avec la nuit ;
Olympe ne voit pas Athènes,; pour. Soracte
Des grandeurs _de ,là-haut Rome n'est que l'entr'acte ;
Balkan, sans .voir Stamboul, chante son noir salem ;
Sina voit l'infini, mais non Jérusalem.
Tout homme est un grain de poussière ; .
Pourquoi suivre des yeux chaque atome incertain ?
De l'humanité tout entière,
Rêveur, je sonde le destin.
Sans condamner le pire et sans railler le moindre,
Je contemple ce qui va poindre,
J'observe ce qui va finir.
Comme la plaine au soir s'emplit d'ombres énormes,
Je vois dans ma pensée errer toutes les formes
Du vague' et lointain avenir.
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Victor HUGO (1802-1885) Voici les Apennins, les Alpes et les Andes.
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