PLUME DE POÉSIES
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

PLUME DE POÉSIES

Forum de poésies et de partage. Poèmes et citations par noms,Thèmes et pays. Écrivez vos Poésies et nouvelles ici. Les amoureux de la poésie sont les bienvenus.
 
AccueilPORTAILS'enregistrerConnexionPublications
 

 Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow

Aller en bas 
AuteurMessage
James
FONDATEUR ADMINISTRATEUR
FONDATEUR ADMINISTRATEUR
James

Masculin
Dragon
Nombre de messages : 132268
Age : 56
Localisation : Mon Ailleurs c'est Charleville-Mézières
Date d'inscription : 04/09/2007

Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow Empty
MessageSujet: Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow   Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow Icon_minitimeMar 21 Mai - 10:40

À Henry W. Longfellow
À L’OCCASION DE SON VOYAGE EN EUROPE

Un soir, tu t’envolas comme l’oiseau de mer
Dont le coup d’aile altier nargue le gouffre amer:
Et moi, debout sur la colline,
Murmurant à la brise un chant d’Hiawatha,
Longtemps je regardai le flot qui t’emporta,
O doux chantre d’Evangeline!

Comme on voit l’astre d’or, plongeant an sein des eaux,
Laisser derrière lui de lumineux réseaux
Dorer les vagues infinies,
Quand ta barque sombrait à l’horizon brumeux,
On entendit longtemps sur l’abîme écumeux
Flotter d’étranges, harmonies.

Tu caressais ton luth d’un doigt mélodieux,
O barde! et; je t’ai vu d’un long regard d’adieux
Embrasser nos rives aimées,
Rêvant pour ton retour d’innombrables moissons
De poëmes ailés, de sublimes chansons
Et de légendes parfumées.

Tu partis, et longtemps ta lyre résonna
Des vallons de Kildare aux penchants de l’Etna,
Sur le Danube et sur la Loire;
Et, brillante fanfare ou fier coup de canon,
La brise qui soufflait nous apportait ton nom
Dans un long murmure de gloire!

Dans ces pays dorés où l’art a des autels,
Tu passais, saluant tous les fronts immortels
De l’Europe, en grands noms féconde;
Et, de Rome à Paris, de Londre à Guernesey,
Les maîtres t’acclamaient, rival improvisé
Qui surgissais du Nouveau-Monde...

Mais, comme une aile blanche ouverte dans le vent,
J’ai vu poindre une voile aux lueurs du Levant,
Dans un rayonnement féerique!
Le bronze de Cambridge a grondé dans sa tour;
Et, dans son noble orgueil, d’un long frisson d’amour
Tressaille la jeune Amérique!

Ecoutez! -mille voix s’élèvent dans les airs.
De la cité vivante et du fond des déserts
Monte une immense symphonie.
Ecoutez ces accents, par la brise portés
Des bords de la Floride aux coteaux enchantés
De la blonde Pensylvanie!

Des gorges du Catskill au rivage lointain
Ou le vieux Missouri, dans son cours incertain,
Roule ses eaux couleur d’orange;
Sous les arceaux touffus des grands bois ténébreux,
Au bord des lacs géants et des bayous ombreux,
S’élève une cantate étrange.

Hozanna! ces rumeurs, ces chants mystérieux,
C’est un monde hélant son barde glorieux;
Car le flot dont tu t’environnes,
O vieux roc de Plymouth, berce encor ton enfant,
Poëte bien-aimé qui revient triomphant,
Le front tout chargé de couronnes!
Août 1869.

_________________
Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow Une_pa12Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow Plumes19Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow Miniat14Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow James_12


Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow Sceau110
Revenir en haut Aller en bas
https://www.plumedepoesies.org
 
Louis-Honoré Fréchette (1839-1908) À Henry W. Longfellow
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PLUME DE POÉSIES :: POÈTES & POÉSIES INTERNATIONALES :: POÈMES FRANCAIS-
Sauter vers: