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 Victor HUGO (1802-1885) Tu disais : « Ô soleils sans nombre !

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Victor HUGO (1802-1885) Tu disais : « Ô soleils sans nombre ! Empty
MessageSujet: Victor HUGO (1802-1885) Tu disais : « Ô soleils sans nombre !   Victor HUGO (1802-1885) Tu disais : « Ô soleils sans nombre ! Icon_minitimeJeu 29 Déc - 17:28

Tu disais : « Ô soleils sans nombre !
Nuit ! ciel en feu !
Dans vos clartés et dans votre ombre,
Tout monte à Dieu.

Rien ne se perd ! Cendre, étincelle,
Ramier, vautour,
Le moindre battement d'une aile
Ou d'un amour,

Le chant du nid qui sous la feuille
Va s'assoupir,
Du coeur pensif qui se recueille
Chaque soupir,

Les rêves de l'âme enivrée,
Du front qui bout;
La nature immense et sacrée
Retrouve tout !

Car tout suit sa loi grave et douce !
Tout -à la fois !
L'herbe verdit, la branche pousse
Au fond des bois,

La nuit endort les champs, la foule,
Les mers, les monts,
Le vent fuit, l'astre luit, l'eau coule,
Et nous aimons !

Nous aimons parce que nous sommes !
C'est notre voeu !
Aimer, c'est vivre loin des hommes
Et près de Dieu !

C'est s'ouvrir à la clarté pure,
Comme la fleur !
C'est sentir toute la nature
Vivre en son .coeur !

C'est accomplir le code auguste
D'Eden naissant
Que suivait devant le ciel juste
L'homme innocent !

Soyons heureux, ô toi que j'aime !
Bravons le sort !
C'ÉTAIT LA PREMIÈRE SOIRÉE... - II
Car seuls à.cette 'heure suprême,
Seuls quand tout dort;

Dédaignant d'un 'monde où tout tremble
Les bonheurs vains, '
Sûrs d'être en paix avec l'ensemble
Des faits divins,

Comme en un temple où l'ombre rampe
Devant nos pas,
On suit la lueur d'une lampe
Qu'on ne voit pas,

Nous sentons sur notre âme fière,
Tout en rêvant,
L'oeil sans sommeil, l'oeil sans paupière
Du Dieu vivant !

Va, dans mon .coeur rien ne chancelle. -
Sois mon époux. - , .
La conscience universelle _ -
Est avec nous !

Donnons-nous à l'amour ! - Écoute,
Soupirs, concerts,
Pervenche du bord de la route,
Perle des mers,

La mousse en avril épaissie
Des bois dormants,
Les sourires, la poésie,
Les pleurs charmants,

Le bleu du ciel, le vert de l'onde,
. L'éclat du jour,
Les-belles chosès de ce monde
Soüt à.l'amour !

C'est l'amour qui tient tolite chose,
Et fait d'un mot
Épanouir ici la rose,
L'astre là-haut.

C'est lui qui veut qu'on ne commande
Qu'à deux genoux !
C'est lui qui fait la femme grande
Et l'homme doux ! »

Ainsi tu parlais, et sans doute,
Dieu t'inspirait ;
DERNIÈRE GERBE
Car j'écoutais comme on écoute
Dans la. forêt,

Quand Dieu se mêle à la nature,
Au bruit des vents,
Quand il parle dans le murmure
Des bois vivants !
Août 1844.
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Victor HUGO (1802-1885) Tu disais : « Ô soleils sans nombre !
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