PLUME DE POÉSIES
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 Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124 70/176. 1876?

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James
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James

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Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124	70/176. 1876? Empty
MessageSujet: Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124 70/176. 1876?   Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124	70/176. 1876? Icon_minitimeVen 23 Déc - 13:09

F° 124 70/176. 1876?
Vision
Il faisait jour encore, et je ne sais comment,
Ni pourquoi, mais au fond du sacré firmament
La clarte du couchant me montrait des fantômes;
Et, comme on aperçoit des fresques sous des dômes,
Pensif, je subissais l'effrayant charme obscur
D'un rayon modelant des spectres dans l'azur.
Peu d'hommes ont été pires que celui-là.
.. Darwyn qui fait descendre l'homme
Du singe catarrhin de l'ancien continent.

remplace Adam plus Ève, par un couple
De singes catarrhins de l'ancien continent.
Si omnes, Hugo non l8
F. 125 245/,115. 1876-77.
Petit, j'étais déjà rêveur à ma manière :
La muse m'entraînait furtive en sa tanière ".
(At mihi jam puero, etc. etc.)
Nous aurons - du bétail, des boeufs, des porcs, des truies;
Nous prendrons un terrain peu touché par les pluies;
Nous bâtirons un toit avec du bois cloué;
Nous nous appellerons moi Daphnis, toi Chloé;
Nous coucherons avec la femme qui nous aime;
Nous lui ferôns des fils qui seront elle-même;
Nous mangerons du pain et nous aurons du feu;
Et nous reconnaîtrons ainsi l'éternel Dieu.
(I nunc, et ferrum, turba molesta, nega!)'
Et refusez-moi donc à présent une épée!
Et 'refusez-moi donc une épée, imbéciles!

26 1876-77.
Ensuite'
Après
' Alors
Son vers puissant, chassant les strophes vengeresses,
1870-1884. 1057
Va tutoyant les dieux et baisant les déesses.
Il vole du cloaque infâme au firmament.
Il est le papillon fier, éperdu, charmant,
Du tas de fleurs éclos sur la double colline.
On le voit, à cette heure où la lune décline,
Où, quand Vénus paraît,
Il fait rentrer le spectre, il fait venir le songe.
Fo 127 92/186. 1876-77.
il est au fond des rêves'
Des édifices noirs que le sommeil construit
Qui sont pleins de silence ou qui sont pleins de bruit,
Et que le vent des nuits fait et défait sans cesse
bassesse.
princesse.

les mages
ils énumèrent
Les villes que les feux célestes consumèrent.
FO, 128-129 1876-77.
Après une éclipse 'totale
De rayons dans mon ciel jaloux,
Après cette fuite fatale -
De tout ce qui me semblait doux!

Tu ne pourras pas plus faire le monde dieu
Qùe tu n'as fait le monde athée.
ou : Pas plus qu'elle n'a pu faire le monde dieu,
Ta voix ne pourra pas faire le, monde athée.


Tourterelle de coeur, mais par l'âme hirondelle.
ou : Mon coeur est tourtereau, mon,âme est hirondelle.

Le vaincu regarda longtemps le ciel -, enfin
Il dit ô toi l'esprit, le dieu, le séraphin,
L'effrayant possesseur de la gloire infinie,
Toi, conscience! toi, vérité! toi, génie!
Lointains écroulements, éclosions terribles,
Tumultes racontés en d'effrayantes bibles,
Par des prophètes fous sous des cieux ignorés,
Sombre apparition d'êtres démesurés,'


Naissance des Vénus, fracture des Saturnes,
Fracas qui remplissez les silences nocturnes,

30 92/191. 1876-78.
Eglogue
Tityrus 20
pour moi, je ne perds pas
Mon temps à distinguer un aegipan d'un faune,
Un satyre au pied noir d'un psylle à corne jaune,
Je hais tous les danseurs, c'est bien plus. vite fait.

33 92/166. 1877?
La hideuse Arachné qui jaillit de l'Hekla
Ou du Vésuve, ayant pour tête le cratère
Et pour pattes les jets de feu rongeant la terre,
C'est ce que l'homme appelle Invasion, Torrent
De peuples, gigantesque et vaste, jamais grand
Ce monstre enveloppait depuis cinq mois la Ville.

... ainsi l'a décidé la justice, mot que M. le garde des Sceaux
Dufaure grâce à son nasillement prononce l'injustice.

comme si l'on entendait le chant
D'une flûte entre deux tonnerres.
Etre injuste! jamais!
Jamais, sachant que toute iniquité s'expie,
Je n'aurai ce remords ni. cette myopie.

La gazelle. L. XV -... elle vint à lui avec la forêt innocente dans
les yeux.
et lui, l'enfant roi, ..
Fixa sur elle,l'ceil horrible des tyrans 21.
il étonnait
Pour la: grandeur des pas qu'il faisait tout petit.
Et faisait, pour sauter maint gouffre redoutable,
Des sauts.de chevrier de l'air d'un connétable.
Celui qui parle.ici marchait

Voir
Surgir subitement l'épouvantable proue
De cet- univers.sépulcral?.
1870-1884 1059
F~ 134 1877.
Ces quatre chevaux.qu'il attelle,
Droit, Liberté, Vertu, Devoir,
Traîneront l'aurore immortelle
Hors du passé, ce gouffre noir.
De cette sinistre écurie,
Il te fera sortir, Patrie,
Sereine sur ton char vermeil.
Dès à présent, l'univers sombre
Voit aller et' venir dans l'ombre
Ce palefrenier du soleil.
il prépare l'avenir

35 92/230. 1876.
il ressemble, Chandos,
A ces, fuyards qui sont balafrés dans le dos,
Et je suis stupéfait, s'il,faut que je le dise,
Qu'il ait la malechance ayant la couardise.
Les lâches sont heureux d'ordinaire.

Soyez tranquilles. Je continuerai ce que j'ai commencé.
Seulement la situation de la France étant critique et,devant être
ménagée, laissez-moi choisir l'heure..
F° 136 68/184.
le coquin
Arrive après avoir mangé son saint frusquin

Trop longtemps les canons furent nos cauchemars.
Peuples, nous voulons tous la paix. Au diable Mars!
Nous en avons assez de- ce vieux militaire.

Le talon est plus lourd si la bête est plus fière.
Ton maître est scélérat, tu n'es, toi, que hideux.
Je vous écraserai difféfeminent tous deux
Et llii comme un serpent, toi comme' un vér de terre.


F° 137 8/88.
La distribution.des prix.
J'ai vu Clio donner des prix. Les tueurs d'hommes
Pharaons des Memphis,. et:sultans des Sodomes
Étaient ses lauréats proclamés à grands cris,
L'empereur d'Allemagne avait le premier prix;
V.H.


Innocent III brillait plus haut que tous les trônes.
Le grand Napoléon. tout chargé de couronnes
Revenait d'Iéna, de Wagram, de Tilsit;
Et Lacenaire avait le premier accessit.:
25 juin 1877.
Fo 138 127/59. 1875.
Platon dit à Campaspe : écoute, tu le sais,
Aristote est un vieil idiot, puisqu'il t'aime
Pourtant, c'est notre maître, et c'est l'homme suprême.
Tâche de profiter de son amour pour toi
Fais-le parler (dérobe-lui le secret des choses etc.)
et Campaspe lui dit : Platon... j'y songerai.
et Campaspe à partir de ce jour
Sentit la grandeur' sombré 'et triste de l'amour
Elle en avait la cendré; elle en'sentit la flamme,
Et n'étant qu'une chair; elle devint une âme 22!
Fo 140 1877-1878?
Quand de son vaste esprit- sortira ta lueur,
O poème, la: femme en 'pleurs, l'homme en sueur, -
Le peuple qui travaille et le penseur ' qui fonde, -
Attendris, aimeront cette clarté profonde,
Et, puissant livre, ainsi qu'on salue un ami,
Te salueront, chacun se sentant raffermi,
Rassuré, relevé, consolé,
traversée
Par ce grand jour que fait une grande pensée.
Fo 141 92/107. 1877?
Sachez qu'à l'ennemi je donne un coup d'épée,
Jamais deux, le tuant.toujours d'un seul coup. Roi,
Ainsi fait le lion avec le singe, et moi
Avec l'homme.

Didacus de Sylva, Vicente de Lisbonne,
Paramo, Salazar, Placentinus,.Sanchez

Grillandus torturait par l'insomnie.

14e 'espèce de tortures
1870-1884 1061
Fo 143 245/37. 1879.
L'homme est là, nu sur l'herbe, il dôrt sous les étoiles.

l'instrument -
De lui sort la pudeur, sainte honte.'

Il expulse l'ordure, il introduit l'esprit.

Il est le vestiaire insondable de l'âme,
Il sait le noeud de l'homme et le noeud de la femme
On y sent par instants le passage de Dieu.


la.sais-on, l'heure, le lieu,
L'éveille, et par instants on y sent passer Dieu.
Il expulse l'ordure, il introduit l'âme, est l'instrument mystérieux de
la vie terrestre. On y sent par moments passer Dieu.


Fo 145 1877?
Et le grave Hérodote,.effaré sous la crypte
De Minerve au sommet le plus noir de-l''Egypte,
Etait rêveur devant tous les sombres pays
Que lui montrait du doigt le prêtre de Saïs Z;.


F° 146. 1878?
Emporté par-dessus les choses de la terre,
J'ai laissé le précis, le moi, le volontaire,
Le distinct, le cherché, le tenté, le voulu,
J'ai quitté l'idéal et sondé l'absolu; .
J'ai trouvé là le fond mystérieux de l'être';
Ignorant ce que c'est que toucher ou connaître
A peu près, de côté, par hasard, par essai,
Et ne sachant qu'un mot redoutable, le Vrai,
Mot qui tient Tout.
Avec tes chants, tes cris, bruits de feuilles et d'ailes,
.Ta sans regrets, tes soupirs sans ennui,
viens, aurore, viens voir. ta nuit
Viens, terrestre aube, voir tes clartés éternelles!
F° 147 92/283. 1878?
A une médisante (à Dieppe)
Être prude et médire! Eh bien, je vous en veux


À vous, femme charmante et fraîche, aux blonds cheveux.
Mal parler du prochain, vraiment, cela, madame,
Gâte une bouche rose et tache une belle âme.
Haïr sous le ciel pur, haïr dans les prés verts!
Non, il vaut mieux aimer, même un peu de travers.
voyez cette mer bleue avec ses larges lames;
Ecoutez le doux rire. innocent de 'ces femmes
Qui traînent des filets et qui mêlent leurs 'eux,
Leurs chants et leurs pieds nus aux grands flots orageux;
Le travail assainit les ames apaisées
Par les astres, les vents, les fleurs et les rosées;
Elles, ne sauraient pas dire les mots méchants,
Car ces filles des mers sont les filles des champs;
Elles n'ont pas de. fiel, elles n'ont pas d'envie.
Si par trop de vertu vous attristez la vie
Désapprouvant toujours ce que les autres font,
Moi le contemplateur de l'océan profond
Je me fâche, et. je sens,mon blâme qui se dresse.
Soyez plutôt pêcheuse; et même pécheresse.
6 mars.

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Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124	70/176. 1876? Une_pa12Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124	70/176. 1876? Plumes19Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124	70/176. 1876? Miniat14Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124	70/176. 1876? James_12


Victor HUGO (1802-1885) MANUSCRIT F° 124	70/176. 1876? Sceau110
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