PLUME DE POÉSIES
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 Alexandre Dumas.(Père)(1802-1870) XCIV. Où l’on commence à croire que Porthos

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MessageSujet: Alexandre Dumas.(Père)(1802-1870) XCIV. Où l’on commence à croire que Porthos   Alexandre Dumas.(Père)(1802-1870) XCIV. Où l’on commence à croire que Porthos Icon_minitimeLun 15 Avr - 19:46

XCIV. Où l’on commence à croire que Porthos sera enfin baron et
d’Artagnan capitaine

Au bout de dix minutes Aramis arriva accompagné de Grimaud et de
huit ou dix gentilshommes. Il était tout radieux, et se jeta au
cou de ses amis.

- Vous êtes donc libres, frères! libres sans mon aide! je n’aurai
donc rien pu faire pour vous malgré tous mes efforts!

- Ne vous désolez pas, cher ami. Ce qui est différé n’est pas
perdu. Si vous n’avez pas pu faire, vous ferez.

- J’avais cependant bien pris mes mesures, dit Aramis. J’ai
obtenu soixante hommes de M. le coadjuteur; vingt gardent les murs
du parc, vingt la route de Rueil à Saint-Germain, vingt sont
disséminés dans les bois. J’ai intercepté ainsi, et grâce à ces
dispositions stratégiques, deux courriers de Mazarin à la reine.

Mazarin dressa les oreilles.

- Mais, dit d’Artagnan, vous les avez honnêtement, je l’espère,
renvoyés à M. le cardinal?

- Ah! oui, dit Aramis, c’est bien avec lui que je me piquerais de
semblable délicatesse! Dans l’une de ces dépêches, le cardinal
déclare à la reine que les coffres sont vides et que Sa Majesté
n’a plus d’argent; dans l’autre, il annonce qu’il va faire
transporter ses prisonniers à Melun, Rueil ne lui paraissant pas
une localité assez sûre. Vous comprenez, cher ami, que cette
dernière lettre m’a donné bon espoir. Je me suis embusqué avec mes
soixante hommes, j’ai cerné le château, j’ai fait préparer des
chevaux de main que j’ai confiés à l’intelligent Grimaud, et j’ai
attendu votre sortie; je n’y comptais guère que pour demain matin,
et je n’espérais pas vous délivrer sans escarmouche. Vous êtes
libres ce soir, libres sans combat, tant mieux! Comment avez-vous
fait pour échapper à ce pleutre de Mazarin? vous devez avoir eu
fort à vous en plaindre.

- Mais pas trop, dit d’Artagnan.

- Vraiment!

- Je dirai même plus, nous avons eu à nous louer de lui.

- Impossible!

- Si fait, en vérité; c’est grâce à lui que nous sommes libres.

- Grâce à lui?

- Oui, il nous a fait conduire dans l’orangerie par M. Bernouin,
son valet de chambre, puis de là nous l’avons suivi jusque chez le
comte de La Fère. Alors il nous a offert de nous rendre notre
liberté, nous avons accepté, et il a poussé la complaisance
jusqu’à nous montrer le chemin et nous conduire au mur du parc,
que nous venions d’escalader avec le plus grand bonheur, quand
nous avons rencontré Grimaud.

- Ah! bien, dit Aramis, voici qui me raccommode avec lui, et je
voudrais qu’il fût là pour lui dire que je ne le croyais pas
capable d’une si belle action.

- Monseigneur, dit d’Artagnan incapable de se contenir plus
longtemps, permettez que je vous présente M. le chevalier
d’Herblay, qui désire offrir, comme vous avez pu l’entendre, ses
félicitations respectueuses à Votre Éminence.

Et il se retira, démasquant Mazarin confus aux regards effarés
d’Aramis.

- Oh! oh! fit celui-ci, le cardinal? Belle prise! Holà! holà!
amis! les chevaux! les chevaux!

Quelques cavaliers accoururent.

- Pardieu! dit Aramis, j’aurai donc été utile à quelque chose.
Monseigneur, daigne Votre Éminence recevoir tous mes hommages! Je
parie que c’est ce saint Christophe de Porthos qui a encore fait
ce coup-là? À propos, j’oubliais...

Et il donna tout bas un ordre à un cavalier.

- Je crois qu’il serait prudent de partir, dit d’Artagnan.

- Oui, mais j’attends quelqu’un... un ami d’Athos.

- Un ami? dit le comte.

- Et tenez, le voilà qui arrive au galop à travers les
broussailles.

- Monsieur le comte! monsieur le comte! cria une jeune voix qui
fit tressaillir Athos.

- Raoul! Raoul! s’écria le comte de La Fère.

Un instant le jeune homme oublia son respect habituel; il se jeta
au cou de son père.

- Voyez, monsieur le cardinal, n’eût-ce pas été dommage de
séparer des gens qui s’aiment comme nous nous aimons! Messieurs,
continua Aramis en s’adressant aux cavaliers qui se réunissaient
plus nombreux à chaque instant, messieurs, entourez Son Éminence
pour lui faire honneur; elle veut bien nous accorder la faveur de
sa compagnie; vous lui en serez reconnaissants, je l’espère.
Porthos, ne perdez pas de vue Son Éminence.

Et Aramis se réunit à d’Artagnan et à Athos, qui délibéraient, et
délibéra avec eux.

- Allons, dit d’Artagnan après cinq minutes de conférence, en
route!

- Et où allons-nous? demanda Porthos.

- Chez vous, cher ami, à Pierrefonds; votre beau château est
digne d’offrir son hospitalité seigneuriale à Son Éminence Et
puis, très bien situé, ni trop près ni trop loin de Paris; on
pourra de là établir des communications faciles avec la capitale.
Venez, Monseigneur, vous serez là comme un prince, que vous êtes.

- Prince déchu, dit piteusement Mazarin.

- La guerre a ses chances, Monseigneur, répondit Athos, mais
soyez assuré que nous n’en abuserons point.

- Non, mais nous en userons, dit d’Artagnan.

Tout le reste de la nuit, les ravisseurs coururent avec cette
rapidité infatigable d’autrefois; Mazarin, sombre et pensif, se
laissait entraîner au milieu de cette course de fantômes.

À l’aube, on avait fait douze lieues d’une seule traite; la moitié
de l’escorte était harassée, quelques chevaux tombèrent.

- Les chevaux d’aujourd’hui ne valent pas ceux d’autrefois, dit
Porthos, tout dégénère.

- J’ai envoyé Grimaud à Dammartin, dit Aramis; il doit nous
ramener cinq chevaux frais, un pour son Éminence, quatre pour
nous. Le principal est que nous ne quittions pas Monseigneur; le
reste de l’escorte nous rejoindra plus tard; une fois Saint-Denis
passé, nous n’avons plus rien à craindre.

Grimaud ramena effectivement cinq chevaux; le Seigneur auquel il
s’était adressé, étant un ami de Porthos, s’était empressé, non
pas de les vendre, comme on le lui avait proposé, mais de les
offrir. Dix minutes après, l’escorte s’arrêtait à Ermenonville;
mais les quatre amis couraient avec une ardeur nouvelle, escortant
M. de Mazarin.

À midi on entrait dans l’avenue du château de Porthos.

- Ah! fit Mousqueton, qui était placé près de d’Artagnan et qui
n’avait pas soufflé un seul mot pendant toute la route; ah! vous
me croirez si vous voulez, monsieur, mais voilà la première fois
que je respire depuis mon départ de Pierrefonds.

Et il mit son cheval au galop pour annoncer aux autres serviteurs
l’arrivée de M. du Vallon et de ses amis.

- Nous sommes quatre, dit d’Artagnan à ses amis; nous nous
relayons pour garder Monseigneur, et chacun de nous veillera trois
heures. Athos va visiter le château, qu’il s’agit de rendre
imprenable en cas de siège, Porthos veillera aux
approvisionnements, et Aramis aux entrées des garnisons; c’est-à-
dire qu’Athos sera ingénieur en chef, Porthos munitionnaire
général, et Aramis gouverneur de la place.

En attendant, on installa Mazarin dans le plus bel appartement du
château.

- Messieurs, dit-il quand cette installation fut faite, vous ne
comptez pas, je présume, me garder ici longtemps incognito?

- Non, Monseigneur, répondit d’Artagnan, et, tout au contraire,
comptons-nous publier bien vite que nous vous tenons.

- Alors on vous assiégera.

- Nous y comptons bien.

- Et que ferez-vous?

- Nous nous défendrons. Si feu M. le cardinal de Richelieu vivait
encore, il vous raconterait une certaine histoire d’un bastion
Saint-Gervais, où nous avons tenu à nous quatre, avec nos quatre
laquais et douze morts, contre toute une armée.

- Ces prouesses-là se font une fois, monsieur, et ne se
renouvellent pas.

- Aussi, aujourd’hui, n’aurons-nous pas besoin d’être si
héroïques; demain l’armée parisienne sera prévenue, après-demain,
elle sera ici. La bataille, au lieu de se livrer à Saint-Denis ou
à Charenton, se livrera donc vers Compiègne ou Villers-Cotterêts.

- M. le Prince vous battra, comme il vous a toujours battus.

- C’est possible, Monseigneur; mais avant la bataille nous ferons
filer Votre Éminence sur un autre château de notre ami du Vallon,
et il en a trois comme celui-ci. Nous ne voulons pas exposer Votre
Éminence aux hasards de la guerre.

- Allons, dit Mazarin, je vois qu’il faudra capituler.

- Avant le siège?

- Oui, les conditions seront peut-être meilleures.

- Ah! Monseigneur, pour ce qui est des conditions, vous verrez
comme nous sommes raisonnables.

- Voyons, quelles sont-elles, vos conditions?

- Reposez-vous d’abord, Monseigneur, et nous, nous allons
réfléchir.

- Je n’ai pas besoin de repos, messieurs, j’ai besoin de savoir
si je suis entre des mains amies ou ennemies.

- Amies, Monseigneur. Amies!

- Eh bien, alors, dites-moi tout de suite ce que vous voulez,
afin que je voie si un arrangement est possible entre nous.
Parlez, monsieur le comte de La Fère.

- Monseigneur, dit Athos, je n’ai rien à demander pour moi et
j’aurais trop à demander pour la France. Je me récuse donc et
passe la parole à M. le chevalier d’Herblay.

Athos, s’inclinant, fit un pas en arrière et demeura debout,
appuyé contre la cheminée, en simple spectateur de la conférence.

- Parlez donc, monsieur le chevalier d’Herblay, dit le cardinal.
Que désirez-vous? Pas d’ambages, pas d’ambiguïtés. Soyez clair,
court et précis.

- Moi, Monseigneur, je jouerai cartes sur table.

- Abattez donc votre jeu.

- J’ai dans ma poche, dit Aramis, le programme des conditions
qu’est venue vous imposer avant-hier à Saint-Germain la députation
dont je faisais partie. Respectons d’abord les droits anciens; les
demandes qui seront portées au programme seront accordées.

Nous étions presque d’accord sur celles-là, dit Mazarin, passons
donc aux conditions particulières.

- Vous croyez donc qu’il y en aura? dit en souriant Aramis.

- Je crois que vous n’aurez pas tous le même désintéressement que
M. le comte de La Fère, dit Mazarin en se retournant vers Athos en
le saluant.

- Ah? Monseigneur, vous avez raison, dit Aramis, et je suis
heureux de voir que vous rendez enfin justice au comte. M. de La
Fère est un esprit supérieur qui plane au-dessus des désirs
vulgaires et des passions humaines; c’est une âme antique et
fière. M. le comte est un homme à part. Vous avez raison,
Monseigneur, nous ne le valons pas, et nous sommes les premiers à
le confesser avec vous.

- Aramis, dit Athos, raillez-vous?

- Non, mon cher comte, non, je dis ce que nous pensons et ce que
pensent tous ceux qui vous connaissent. Mais vous avez raison, ce
n’est pas de vous qu’il s’agit, c’est de Monseigneur et de son
indigne serviteur le chevalier d’Herblay.

- Eh bien! que désirez-vous, monsieur, outre les conditions
générales sur lesquelles nous reviendrons?

- Je désire, Monseigneur, qu’on donne la Normandie à madame de
Longueville, avec l’absolution pleine et entière, et cinq cent
mille livres. Je désire que Sa Majesté le roi daigne être le
parrain du fils dont elle vient d’accoucher; puis que Monseigneur,
après avoir assisté au baptême, aille présenter ses hommages à
notre saint-père le pape.

- C’est-à-dire que vous voulez que je me démette de mes fonctions
de ministre, que je quitte la France, que je m’exile?

- Je veux que Monseigneur soit pape à la première vacance, me
réservant alors de lui demander des indulgences plénières pour moi
et mes amis.

Mazarin fit une grimace intraduisible.

- Et vous, monsieur? demanda-t-il à d’Artagnan.

- Moi, Monseigneur, dit le Gascon, je suis en tout point du même
avis que M. le chevalier d’Herblay, excepté sur le dernier
article, sur lequel je diffère entièrement de lui. Loin de vouloir
que Monseigneur quitte la France, je veux qu’il demeure premier
ministre, car Monseigneur est un grand politique. Je tâcherai
même, autant qu’il dépendra de moi, qu’il ait le dé sur la Fronde
tout entière; mais à la condition qu’il se souviendra quelque peu
des fidèles serviteurs du roi, et qu’il donnera la première
compagnie de mousquetaires à quelqu’un que je désignerai. Et vous,
du Vallon?

- Oui, à votre tour, monsieur, dit Mazarin, parlez.

- Moi, dit Porthos, je voudrais que monsieur le cardinal, pour
honorer ma maison qui lui a donné asile, voulût bien, en mémoire
de cette aventure, ériger ma terre en baronnie, avec promesse de
l’ordre pour un de mes amis à la première promotion que fera Sa
Majesté.

- Vous savez, monsieur, que pour recevoir l’ordre il faut faire
ses preuves.

- Cet ami les fera. D’ailleurs, s’il le fallait absolument,
Monseigneur lui dirait comment on évite cette formalité.

Mazarin se mordit les lèvres, le coup était direct, et il reprit
assez sèchement:

- Tout cela se concilie fort mal, ce me semble, messieurs; car si
je satisfais les uns, je mécontente nécessairement les autres. Si
je reste à Paris, je ne puis aller à Rome, si je deviens pape, je
ne puis rester ministre, et si je ne suis pas ministre, je ne puis
pas faire M. d’Artagnan capitaine et M. du Vallon baron.

- C’est vrai, dit Aramis. Aussi, comme je fais minorité, je
retire ma proposition en ce qui est du voyage de Rome et de la
démission de Monseigneur.

- Je demeure donc ministre? dit Mazarin.

- Vous demeurez ministre, c’est entendu, Monseigneur, dit
d’Artagnan; la France a besoin de vous.

- Et moi je me désiste de mes prétentions, reprit Aramis, Son
Éminence restera premier ministre, et même favori de Sa Majesté,
si elle veut m’accorder, à moi et à mes amis, ce que nous
demandons pour la France et pour nous.

- Occupez-vous de vous, messieurs, et laissez la France
s’arranger avec moi comme elle l’entendra, dit Mazarin.

- Non pas! non pas! reprit Aramis, il faut un traité aux
frondeurs, et Votre Éminence voudra bien le rédiger et le signer
devant nous, en s’engageant par le même traité à obtenir la
ratification de la reine.

- Je ne puis répondre que de moi, dit Mazarin, je ne puis
répondre de la reine. Et si Sa Majesté refuse?

- Oh! dit d’Artagnan, Monseigneur sait bien que Sa Majesté n’a
rien à lui refuser.

- Tenez, Monseigneur, dit Aramis, voici le traité proposé par la
députation des frondeurs; plaise à Votre Éminence de le lire et de
l’examiner.

- Je le connais, dit Mazarin.

- Alors, signez-le donc.

- Réfléchissez, messieurs, qu’une signature donnée dans les
circonstances où nous sommes pourrait être considérée comme
arrachée par la violence.

- Monseigneur sera là pour dire qu’elle a été donnée
volontairement.

- Mais enfin, si je refuse?

- Alors, Monseigneur, dit d’Artagnan, Votre Éminence ne pourra
s’en prendre qu’à elle des conséquences de son refus.

- Vous oseriez porter la main sur un cardinal?

- Vous l’avez bien portée, Monseigneur, sur des mousquetaires de
Sa Majesté!

- La reine me vengera, messieurs!

- Je n’en crois rien, quoique je ne pense pas que la bonne envie
lui en manque; mais nous irons à Paris avec Votre Éminence, et les
Parisiens sont gens à nous défendre...

- Comme on doit être inquiet en ce moment à Rueil et à Saint-
Germain! dit Aramis; comme on doit se demander où est le cardinal,
ce qu’est devenu le ministre, où est passé le favori! comme on
doit chercher Monseigneur dans tous les coins et recoins! comme on
doit faire des commentaires, et si la Fronde sait la disparition
de Monseigneur, comme la Fronde doit triompher!

- C’est affreux, murmura Mazarin.

- Signez donc le traité, Monseigneur, dit Aramis.

- Mais si je le signe et que la reine refuse de le ratifier?

- Je me charge d’aller voir Sa Majesté, dit d’Artagnan, et
d’obtenir sa signature.

- Prenez garde, dit Mazarin, de ne pas recevoir à Saint-Germain
l’accueil que vous croyez avoir le droit d’attendre.

- Ah bah! dit d’Artagnan, je m’arrangerai de manière à être le
bienvenu; je sais un moyen.

- Lequel?

- Je porterai à Sa Majesté la lettre par laquelle Monseigneur lui
annonce le complet épuisement des finances.

- Ensuite? dit Mazarin pâlissant.

- Ensuite, quand je verrai Sa Majesté au comble de l’embarras, je
la mènerai à Rueil, je la ferai entrer dans l’orangerie, et je lui
indiquerai certain ressort qui fait mouvoir une caisse.

- Assez, monsieur, murmura le cardinal, assez! Où est le traité?

- Le voici, dit Aramis.

- Vous voyez que nous sommes généreux, dit d’Artagnan, car nous
pouvions faire bien des choses avec un pareil secret.

- Donc, signez, dit Aramis en lui présentant la plume.

Mazarin se leva, se promena quelques instants, plutôt rêveur
qu’abattu. Puis s’arrêtant tout à coup:

- Et quand j’aurai signé, messieurs, quelle sera ma garantie?

- Ma parole d’honneur, monsieur, dit Athos.

Mazarin tressaillit, se retourna vers le comte de La Fère, examina
un instant ce visage noble et loyal, et prenant la plume:

- Cela me suffit, monsieur le comte, dit-il.

Et il signa.

- Et maintenant, monsieur d’Artagnan, ajouta-t-il, préparez-vous
à partir pour Saint-Germain et à porter une lettre de moi à la
reine.
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