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 Alexandre Dumas.(Père)(1802-1870) XCV. Comme quoi avec une plume

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MessageSujet: Alexandre Dumas.(Père)(1802-1870) XCV. Comme quoi avec une plume   Lun 15 Avr - 19:47

XCV. Comme quoi avec une plume et une menace on fait plus vite et
mieux qu’avec l’épée et du dévouement

D’Artagnan connaissait sa mythologie: il savait que l’occasion n’a
qu’une touffe de cheveux par laquelle on puisse la saisir, et il
n’était pas homme à la laisser passer sans l’arrêter par le
toupet. Il organisa un système de voyage prompt et sûr en envoyant
d’avance des chevaux de relais à Chantilly, de façon qu’il pouvait
être à Paris en cinq ou six heures. Mais avant de partir, il
réfléchit que, pour un garçon d’esprit et d’expérience, c’était
une singulière position que de marcher à l’incertain en laissant
le certain derrière soi.

- En effet, se dit-il au moment de monter à cheval pour remplir
sa dangereuse mission, Athos est un héros de roman pour la
générosité; Porthos, une nature excellente, mais facile à
influencer; Aramis, un visage hiéroglyphique, c’est-à-dire
toujours illisible. Que produiront ces trois éléments quand je ne
serai plus là pour les relier entre eux?... la délivrance du
cardinal peut-être. Or, la délivrance du cardinal, c’est la ruine
de nos espérances, et nos espérances sont jusqu’à présent l’unique
récompense de vingt ans de travaux près desquels ceux d’Hercule
sont des oeuvres de pygmée.

Il alla trouver Aramis.

- Vous êtes, vous, mon cher chevalier d’Herblay, lui dit-il, la
Fronde incarnée. Méfiez-vous donc d’Athos, qui ne veut faire les
affaires de personne, pas même les siennes. Méfiez-vous surtout de
Porthos, qui, pour plaire au comte, qu’il regarde comme la
Divinité sur la terre, l’aidera à faire évader Mazarin, si Mazarin
a seulement l’esprit de pleurer ou de faire de la chevalerie.

Aramis sourit de son sourire fin et résolu à la fois.

- Ne craignez rien, dit-il, j’ai mes conditions à poser. Je ne
travaille pas pour moi, mais pour les autres. Il faut que ma
petite ambition aboutisse au profit de qui de droit.

- Bon, pensa d’Artagnan, de ce côté je suis tranquille.

Il serra la main d’Aramis et alla trouver Porthos.

- Ami, lui dit-il, vous avez tant travaillé avec moi à édifier
notre fortune, jusqu’au moment où nous sommes sur le point de
recueillir le fruit de nos travaux, ce serait une duperie ridicule
à vous que de vous laisser dominer par Aramis, dont vous
connaissez la finesse, finesse qui, nous pouvons le dire entre
nous, n’est pas toujours exempte d’égoïsme; ou par Athos, homme
noble et désintéressé, mais aussi homme blasé, qui, ne désirant
plus rien pour lui-même, ne comprend pas que les autres aient des
désirs. Que diriez-vous si l’un ou l’autre de nos deux amis vous
proposait de laisser aller Mazarin?

- Mais je dirais que nous avons eu trop de mal à le prendre pour
le lâcher ainsi.

- Bravo! Porthos, et vous auriez raison, mon ami; car avec lui
vous lâcheriez votre baronnie, que vous tenez entre vos mains;
sans compter qu’une fois hors d’ici Mazarin vous ferait pendre.

- Bon! vous croyez?

- J’en suis sûr.

- Alors je tuerais plutôt tout que de le laisser échapper.

- Et vous auriez raison. Il ne s’agit pas, vous comprenez, quand
nous avons cru faire nos affaires, d’avoir fait celles des
frondeurs, qui d’ailleurs n’entendent pas les questions politiques
comme nous, qui sommes de vieux soldats.

- N’ayez pas peur, cher ami, dit Porthos, je vous regarde par la
fenêtre monter à cheval, je vous suis des yeux jusqu’à ce que vous
ayez disparu, puis je reviens m’installer à la porte du cardinal,
à une porte vitrée qui donne dans la chambre. De là je verrai
tout, et au moindre geste suspect j’extermine.

- Bravo! pensa d’Artagnan, de ce côté, je crois, le cardinal sera
bien gardé.

Et il serra la main du seigneur de Pierrefonds et alla trouver
Athos.

- Mon cher Athos, dit-il, je pars. Je n’ai qu’une chose à vous
dire: vous connaissez Anne d’Autriche, la captivité de
M. de Mazarin garantit seule ma vie; si vous le lâchez, je suis
mort.

- Il ne me fallait rien moins qu’une telle considération, mon
cher d’Artagnan, pour me décider à faire le métier de geôlier. Je
vous donne ma parole que vous retrouverez le cardinal où vous le
laissez.

- Voilà qui me rassure plus que toutes les signatures royales,
pensa d’Artagnan. Maintenant que j’ai la parole d’Athos, je puis
partir.

D’Artagnan partit effectivement seul, sans autre escorte que son
épée et avec un simple laissez-passer de Mazarin pour parvenir
près de la reine.

Six heures après son départ de Pierrefonds, il était à Saint-
Germain.

La disparition de Mazarin était encore ignorée; Anne d’Autriche
seule la savait et cachait son inquiétude à ses plus intimes. On
avait retrouvé dans la chambre de d’Artagnan et de Porthos les
deux soldats garrottés et bâillonnés. On leur avait immédiatement
rendu l’usage des membres et de la parole; mais ils n’avaient rien
autre chose à dire que ce qu’ils savaient, c’est-à-dire comme ils
avaient été harponnés, liés et dépouillés. Mais de ce qu’avaient
fait Porthos et d’Artagnan une fois sortis, par où les soldats
étaient entrés, c’est ce dont ils étaient aussi ignorants que tous
les habitants du château.

Bernouin seul en savait un peu plus que les autres.

Bernouin, ne voyant pas revenir son maître et entendant sonner
minuit, avait pris sur lui de pénétrer dans l’orangerie. La
première porte, barricadée avec les meubles, lui avait déjà donné
quelques soupçons; mais cependant il n’avait voulu faire part de
ses soupçons à personne, et avait patiemment frayé son passage au
milieu de tout ce déménagement. Puis il était arrivé au corridor,
dont il avait trouvé toutes les portes ouvertes. Il en était de
même de la porte de la chambre d’Athos et de celle du parc. Arrivé
là, il lui fut facile de suivre les pas sur la neige. Il vit que
ces pas aboutissaient au mur; de l’autre côté, il retrouva la même
trace, puis des piétinements de chevaux, puis les vestiges d’une
troupe de cavalerie tout entière qui s’était éloignée dans la
direction d’Enghien. Dès lors il n’avait plus conservé aucun doute
que le cardinal eût été enlevé par les trois prisonniers, puisque
les prisonniers étaient disparus avec lui, et il avait couru à
Saint-Germain pour prévenir la reine de cette disparition.

Anne d’Autriche lui avait recommandé le silence, et Bernouin
l’avait scrupuleusement gardé; seulement elle avait fait prévenir
M. le Prince, auquel elle avait tout dit, et M. le Prince avait
aussitôt mis en campagne cinq ou six cents cavaliers, avec ordre
de fouiller tous les environs et de ramener à Saint-Germain toute
troupe suspecte qui s’éloignerait de Rueil, dans quelque direction
que ce fût.

Or, comme d’Artagnan ne formait pas une troupe, puisqu’il était
seul, puisqu’il ne s’éloignait pas de Rueil, puisqu’il allait à
Saint-Germain, personne ne fit attention à lui, et son voyage ne
fut aucunement entravé.

En entrant dans la cour du vieux château, la première personne que
vit notre ambassadeur fut maître Bernouin en personne, qui, debout
sur le seuil, attendait des nouvelles de son maître disparu.

À la vue de d’Artagnan, qui entrait à cheval dans la cour
d’honneur, Bernouin se frotta les yeux et crut se tromper. Mais
d’Artagnan lui fit de la tête un petit signe amical, mit pied à
terre, et, jetant la bride de son cheval au bras d’un laquais qui
passait, il s’avança vers le valet de chambre, qu’il aborda le
sourire sur les lèvres.

- Monsieur d’Artagnan! s’écria celui-ci, pareil à un homme qui a
le cauchemar et qui parle en dormant; monsieur d’Artagnan!

- Lui-même, monsieur Bernouin.

- Et que venez-vous faire ici?

- Apporter des nouvelles de M. de Mazarin, et des plus fraîches
même.

- Et qu’est-il donc devenu?

- Il se porte comme vous et moi.

- Il ne lui est donc rien arrivé de fâcheux?

- Rien absolument. Il a seulement éprouvé le besoin de faire une
course dans l’Île-de-France, et nous a priés, M. le comte de La
Fère, M. du Vallon et moi, de l’accompagner. Nous étions trop ses
serviteurs pour lui refuser une pareille demande. Nous sommes
partis hier soir, et nous voilà.

- Vous voilà.

- Son Éminence avait quelque chose à faire dire à Sa Majesté,
quelque chose de secret et d’intime, une mission qui ne pouvait
être confiée qu’à un homme sûr, de sorte qu’elle m’a envoyé à
Saint-Germain. Ainsi donc, mon cher monsieur Bernouin, si vous
voulez faire quelque chose qui soit agréable à votre maître,
prévenez Sa Majesté que j’arrive et dites-lui dans quel but.

Qu’il parlât sérieusement ou que son discours ne fût qu’une
plaisanterie, comme il était évident que d’Artagnan était, dans
les circonstances présentes, le seul homme qui pût tirer Anne
d’Autriche d’inquiétude, Bernouin ne fit aucune difficulté d’aller
la prévenir de cette singulière ambassade, et comme il l’avait
prévu, la reine lui donna l’ordre d’introduire à l’instant même
M. d’Artagnan.

D’Artagnan s’approcha de sa souveraine avec toutes les marques du
plus profond respect.

Arrivé à trois pas d’elle, il mit un genou en terre et lui
présenta la lettre.

C’était, comme nous l’avons dit, une simple lettre, moitié
d’introduction, moitié de créance. La reine la lut, reconnut
parfaitement l’écriture du cardinal, quoiqu’elle fût un peu
tremblée; et comme cette lettre ne lui disait rien de ce qui
s’était passé, elle demanda des détails.

D’Artagnan lui raconta tout avec cet air naïf et simple qu’il
savait si bien prendre dans certaines circonstances.

La reine, à mesure qu’il parlait, le regardait avec un étonnement
progressif; elle ne comprenait pas qu’un homme osât concevoir une
telle entreprise, et encore moins qu’il eût l’audace de la
raconter à celle dont l’intérêt et presque le devoir était de la
punir.

- Comment, monsieur! s’écria, quand d’Artagnan eut terminé son
récit, la reine rouge d’indignation, vous osez m’avouer votre
crime! me raconter votre trahison!

- Pardon, Madame, mais il me semble, ou que je me suis mal
expliqué, ou que Votre Majesté m’a mal compris; il n’y a là-dedans
ni crime ni trahison. M. de Mazarin nous tenait en prison, M. du
Vallon et moi, parce que nous n’avons pu croire qu’il nous ait
envoyés en Angleterre pour voir tranquillement couper le cou au
roi Charles Ier, le beau-frère du feu roi votre mari, l’époux de
Madame Henriette, votre soeur et votre hôte, et que nous avons
fait tout ce que nous avons pu pour sauver la vie du martyr royal.
Nous étions donc convaincus, mon ami et moi, qu’il y avait là-
dessous quelque erreur dont nous étions victimes, et qu’une
explication entre nous et Son Éminence était nécessaire. Or, pour
qu’une explication porte ses fruits, il faut qu’elle se fasse
tranquillement, loin du bruit des importuns. Nous avons en
conséquence emmené M. le cardinal dans le château de mon ami, et
là nous nous sommes expliqués. Eh bien! Madame, ce que nous avions
prévu est arrivé, il y avait erreur. M. de Mazarin avait pensé que
nous avions servi le général Cromwell, au lieu d’avoir servi le
roi Charles, ce qui eût été une honte qui eût rejailli de nous à
lui, de lui à Votre Majesté, une lâcheté qui eût taché à sa tige
la royauté de votre illustre fils. Or, nous lui avons donné la
preuve du contraire et cette preuve, nous sommes prêts à la donner
à Votre Majesté elle-même, en en appelant à l’auguste veuve qui
pleure dans ce Louvre où l’a logée votre royale munificence. Cette
preuve l’a si bien satisfait, qu’en signe de satisfaction il m’a
envoyé, comme Votre Majesté peut le voir, pour causer avec elle
des réparations naturellement dues à des gentilshommes mal
appréciés et persécutés à tort.

Je vous écoute et vous admire, monsieur, dit Anne d’Autriche. En
vérité, j’ai rarement vu un pareil excès d’impudence.

- Allons, dit d’Artagnan, voici Votre Majesté qui, à son tour, se
trompe sur nos intentions comme avait fait M. de Mazarin.

- Vous êtes dans l’erreur, monsieur, dit la reine, et je me
trompe si peu, que dans dix minutes vous serez arrêté et que dans
une heure je partirai pour aller délivrer mon ministre à la tête
de mon armée.

- Je suis sûr que Votre Majesté ne commettra point une pareille
imprudence, dit d’Artagnan, d’abord parce qu’elle serait inutile
et qu’elle amènerait les plus graves résultats. Avant d’être
délivré, M. le cardinal serait mort, et Son Éminence est si bien
convaincue de la vérité de ce que je dis qu’elle m’a au contraire
prié, dans le cas où je verrais Votre Majesté dans ces
dispositions, de faire tout ce que je pourrais pour obtenir
qu’elle change de projet.

- Eh bien! je me contenterai donc de vous faire arrêter.

- Pas davantage, Madame, car le cas de mon arrestation est aussi
bien prévu que celui de la délivrance du cardinal. Si demain, à
une heure fixe, je ne suis pas revenu, après-demain matin M. le
cardinal sera conduit à Paris.

- On voit bien, monsieur, que vous vivez, par votre position,
loin des hommes et des choses; car autrement vous sauriez que
M. le cardinal a été cinq ou six fois à Paris, et cela depuis que
nous en sommes sortis, et qu’il y a vu M. de Beaufort,
M. de Bouillon, M. le coadjuteur, M. d’Elbeuf, et que pas un n’a
eu l’idée de le faire arrêter.

- Pardon, Madame, je sais tout cela; aussi n’est-ce ni à
M. de Beaufort, ni à M. de Bouillon, ni à M. le coadjuteur, ni à
M. d’Elbeuf, que mes amis conduiront M. le cardinal, attendu que
ces messieurs font la guerre pour leur propre compte, et qu’en
leur accordant ce qu’ils désirent M. le cardinal en aurait bon
marché; mais bien au parlement, qu’on peut acheter en détail sans
doute, mais que M. de Mazarin lui-même n’est pas assez riche pour
acheter en masse.

- Je crois, dit Anne d’Autriche en fixant son regard, qui,
dédaigneux chez une femme, devenait terrible chez une reine, je
crois que vous menacez la mère de votre roi.

- Madame, dit d’Artagnan, je menace parce qu’on m’y force. Je me
grandis parce qu’il faut que je me place à la hauteur des
événements et des personnes. Mais croyez bien une chose, Madame,
aussi vrai qu’il y a un coeur qui bat pour vous dans cette
poitrine, croyez bien que vous avez été l’idole constante de notre
vie, que nous avons, vous le savez bien, mon Dieu, risquée vingt
fois pour Votre Majesté. Voyons, Madame, est-ce que Votre Majesté
n’aura pas pitié de ses serviteurs, qui ont depuis vingt ans
végété dans l’ombre, sans laisser échapper dans un seul soupir les
secrets saints et solennels qu’ils avaient eu le bonheur de
partager avec vous? Regardez-moi, moi qui vous parle, Madame, moi
que vous accusez d’élever la voix et de prendre un ton menaçant.
Que suis-je? un pauvre officier sans fortune, sans abri, sans
avenir, si le regard de ma reine, que j’ai si longtemps cherché,
ne se fixe pas un moment sur moi. Regardez M. le comte de La Fère,
un type de noblesse, une fleur de la chevalerie; il a pris parti
contre sa reine, ou plutôt, non pas, il a pris parti contre son
ministre, et celui-là n’a pas d’exigences, que je crois. Voyez
enfin M. du Vallon, cette âme fidèle, ce bras d’acier, il attend
depuis vingt ans de votre bouche un mot qui le fasse par le blason
ce qu’il est par le sentiment et par la valeur. Voyez enfin votre
peuple, qui est bien quelque chose pour une reine, votre peuple
qui vous aime et qui cependant souffre, que vous aimez et qui
cependant a faim, qui ne demande pas mieux que de vous bénir et
qui cependant vous... Non, j’ai tort; jamais votre peuple ne vous
maudira, Madame. Eh bien! dites un mot, et tout est fini, et la
paix succède à la guerre, la joie aux larmes, le bonheur aux
calamités.

Anne d’Autriche regarda avec un certain étonnement le visage
martial de d’Artagnan, sur lequel on pouvait lire une expression
singulière d’attendrissement.

- Que n’avez-vous dit tout cela avant d’agir! dit-elle.

- Parce que, Madame, il s’agissait de prouver à Votre Majesté une
chose dont elle doutait, ce me semble: c’est que nous avons encore
quelque valeur, et qu’il est juste qu’on fasse quelque cas de
nous.

- Et cette valeur ne reculerait devant rien, à ce que je vois?
dit Anne d’Autriche.

- Elle n’a reculé devant rien dans le passé, dit d’Artagnan;
pourquoi donc ferait-elle moins dans l’avenir?

- Et cette valeur, en cas de refus, et par conséquent en cas de
lutte, irait jusqu’à m’enlever moi-même au milieu de ma cour pour
me livrer à la Fronde, comme vous voulez livrer mon ministre?

Nous n’y avons jamais songé, Madame, dit d’Artagnan avec cette
forfanterie gasconne qui n’était chez lui que de la naïveté; mais
si nous l’avions résolu entre nous quatre, nous le ferions bien
certainement.

- Je devais le savoir, murmura Anne d’Autriche, ce sont des
hommes de fer.

- Hélas! Madame, dit d’Artagnan, cela me prouve que c’est
seulement d’aujourd’hui que Votre Majesté a une juste idée de
nous.

- Bien, dit Anne, mais cette idée, si je l’ai enfin...

- Votre Majesté nous rendra justice. Nous rendant justice, elle
ne nous traitera plus comme des hommes vulgaires. Elle verra en
moi un ambassadeur digne des hauts intérêts qu’il est chargé de
discuter avec vous.

- Où est le traité?

- Le voici.
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